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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:26

A noter la présence du Gud et des identitaires pour un hommage à Saint Jean à cet illuminé d'extrême-droite ...

 

Dominique Venner, le père de l’extrême droite moderne, s’est suicidé

Dominique Venner s'est suicidé, mardi 21 mai, à Notre-Dame-de-Paris, à l'âge de 78 ans. Peu connu du grand public, ancien soldat perdu de l'Algérie française ayant renoncé à l'activisme au milieu des années 1970, il demeurait une figure influente et emblématique de l'extrême droite française ainsi qu'une référence pour plusieurs générations de ses militants.

Dans l'un de ses derniers ouvrages Le Choc de l'histoire (Via Romana, 2011), celui qui se définissait comme un "historien méditatif" évoquait volontiers sa fascination pour les écrivains tels Henry de Montherlant, Pierre Drieu La Rochelle ou Yukio Mishima, qui se sont donné la mort. Evoquant le suicide de Mishima, il avait indiqué que ce geste "se voulait une protestation contre l'indignité où avait sombré son pays".

Cette thématique revenait de manière insistante dans ses écrits récents, notamment sur son blog. "Il n'y a pas d'âge pour s'indigner autrement qu'en paroles, mettre sa peau au bout de ses idées et témoigner pour l'avenir", déclarait-il en 2011, évoquant le suicide d'un jeune phalangiste espagnol s'estimant trahi, au début des années 1970,  par le franquisme vieillissant.

Une lettre lue sur Radio Courtoisie

Son acte semble vouloir s'inscrire dans cette logique du "sacrifice politique", à en croire une lettre qu'il aurait laissée aujourd'hui à ses amis de Radio Courtoisie et qu'a lue un autre militant d'extrême droite, Bernard Lugan, à l'antenne, juste après l'annonce de sa mort. "Je me sens le devoir d'agir tant que j'en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. Je choisis un lieu hautement symbolique (...) que je respecte et j'admire. Mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort pour réveiller les consciences assoupies. Alors que je défends l'identité de tous les peuples chez eux, je m'insurge contre le crime visant au remplacement de nos populations." Comprendre l'immigration.

Dominique Venner a également publié un ultime post de blog intitulé "La manif du 26 mai et Heidegger", où il explique que les manifestants anti-mariage gay ne peuvent ignorer "la réalité de l'immigration afro-maghrébine". "Leur combat ne peut se limiter au refus du mariage gay", indique-t-il.

La réaction de Marine Le Pen

Marine Le Pen a en tout cas saisi le message de Dominique Venner, en déclarant sur Twitter : "Tout notre respect à Dominique Venner dont le dernier geste, éminemment politique, aura été de tenter de réveiller le peuple de France." Elle le complètera vingt minutes plus tard par : "Il n'en demeure pas moins que c'est dans la vie et l'espérance que la France se redressera et se sauvera."

Dominique Venner a joué un rôle majeur à l'extrême droite. Il fonde en 1954, avec Pierre Sidos, Jeune Nation. Ce mouvement est très en pointe dans le combat pour l'Algérie française. Il se fait dissoudre le 15 mai 1958. Ses militants rejoindront l'OAS. Dominique Venner et Pierre Sidos seront incarcérés.

Source: les Rats Maudits

En 1963, à sa sortie de prison, il fonde le mouvement Europe-Action qui aura une influence déterminante sur la Fédération des étudiants nationalistes (FEN), la matrice dont sortira Occident. Déjà à cette époque Dominique Venner exerce un magistère intellectuel sur de futurs cadres de l'extrême droite de la fin des années 1960, qui se nomment François d'Orcival, Alain Madelin, Alain Robert, Xavier Raufer ou encore Gérard Longuet.

"Les textes dont il est l'auteur ou l'inspirateur principal réactualisent de fond en comble la théorie et la stratégie d'un nationalisme révolutionnaire qui tourne la page de l'époque coloniale et s'élargit à l'Europe", peut-on lire dans Les Rats maudits un livre collectif écrit par des militants étudiants d'extrême droite.

"Célébration des racines et du sang"

Venner rédige en effet à cette époque deux manifestes fondamentaux, Pour une critique positive et Qu'est-ce que le nationalisme ?, dont le propos est de changer le logiciel de l'extrême droite après les défaites essuyées en 1945 et en Algérie. Anticommuniste viscéral mais fasciné par l'efficacité des méthodes léninistes, Venner tentera de les adapter à sa propre famille de pensée.

"Ethique de l'honneur et dépassement de soi, célébration des racines et du sang, camps-écoles, feux de solstice, toute une culture se met en place à cette époque", résument ces héritiers. Il est vrai que, païen pratiquant, Venner a considéré très tôt la nécessité pour son courant de revenir "aux sources de l'identité européenne", celle d'avant l'ère judéo-chrétienne.

Tout récemment encore, il expliquait que "le christianisme n'était pas une religion identitaire, mais universaliste". Ce qui, à ses yeux, ne posait pas problème tant que les Européens dominaient le monde. "Depuis la deuxième partie du XXe siècle, ajoutait-il, ils sont dominés. Devant ces épreuves, une religion universelle ne leur apporte aucun secours collectif."

Cette pensée a essaimé. Tout d'abord avec le GRECE dont le mouvement scout Europe Jeunesse a repris en clin d'oeil le symbole du casque spartiate, cher à la FEN.  Et jusqu'à aujourd'hui avec le Bloc identitaire qui se réclame de Dominique Venner.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:22

Voici un article tiré du blog "Droites-Extrêmes" sur le Printemps Français.

 

A noter qu'une soirée "Printemps Français" a été organisée à la Traboule par les identitaires  le 17 mai dernier...

Encore un argument démontrant la dangerosité de ce mouvement.

 

Le Printemps français joue à « l’armée secrète »

C'est un communiqué qui vient d'être publié sur le site du Printemps français, la branche radicale des opposants à la loi Taubira. Il se baptise "Ordre du jour numéro un", à la manière d'une armée secrète.

Prenant acte de la promulgation, samedi 18 mai, de la loi sur le mariage pour tous, ce texte se veut le manifeste fondateur d'une "nouvelle résistance" . "La France est actuellement soumise à des forces qui veulent l'asservir entièrement. La bataille ne fait que commencer. Elle se prolongera jusqu'à la victoire."

"A l’aube de ce combat, des partis politiques annoncent déjà leur collaboration avec le pouvoir idéologique, en affirmant faussement que la loi Taubira ne pourra pas être abrogée. En se plaçant dans le camp ennemi, ils se désignent eux-mêmes comme des adversaires", écrivent les auteurs du texte, visant assez explicitement l'UMP.

 

"Tenus pour cibles"

S'ensuit la proclamation exaltée suivante: "Le Printemps français énonce donc que seront tenus pour cibles : le gouvernement actuel et tous ses appendices, les partis politiques de la collaboration, les lobbies où s’élaborent les programmes de l’idéologie et les organes qui la diffusent."

La déclaration s'achève par : "Cet ordre du jour est immédiatement exécutoire."

Ce texte intervient dans un climat de forte tension, y compris au sein de la mouvance anti-mariage gay et à quelques jours de la grande manifestation du 26 mai, à Paris. Dernier exemple en date de ces antagonismes: la colère provoquée dans les franges les plus radicales par les déclarations de Frigide Barjot après le suicide de Dominique Venner. Voulant distancier son mouvement de ce geste, la porte-parole de la Manif pour tous a parlé d'un acte émanant de quelqu'un d'"un peu dérangé". "Dominique Venner fait partie d'une minorité infime, à la marge [qui veut] des actes violents, des actes forts, ils disent que nous faisons des manifs gentillettes", a-t-elle déclaré mardi 21 mai sur RTL.

Dans la veine de son communiqué ordre du jour, le Printemps français envisage de manifester jeudi ou vendredi devant le siège du Grand-Orient à Paris.

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 06:47

Le GUD Lyon encore impliqué dans une agression raciste

 

Dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 mai, une nouvelle agression raciste a eu lieu dans le centre ville de Lyon.

Les faits se sont produits au niveau du square Pelloux dans le 3ème arrondissement.

Deux couples qui rentraient à vélo se sont fait abordés par plusieurs jeunes : insultes racistes puis pluie de coups sur les 4 personnes.

Le bilan est sérieux puisqu'une des personnes agressées s'est vu prescrire 15 jours d'ITT.

 

Et qui retrouve-t-on une nouvelle fois derrière cette agression raciste ?

 

Des membres du groupuscule d'extrême-droite dirigé par Steven Bissuel, le Gud Lyon.

Le même jour, déjà un membre du Gud avait été interpellé par les forces de l'ordre lors d'un énième rassemblement non autorisé contre la loi offrant la possibilité aux couples de même sexe de se marier (voir captures d'écran).

Et ce n'est pas la première fois puisque l'on retrouve officiellement ou officieusement ces nazillons sur presque toutes les affaires d'agressions verbales ou physiques sur Lyon depuis quelques mois (voir article du site ReflexEs : http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article495).

 

Nous attendons avec impatience la réaction d'Albert Dourte, Directeur de la Sécurité Publique du Rhône, qui n'avait pas hésité le 10 mai dernier à tenir des propos complètement hors de la réalité lyonnaise en comparant le rassemblement antifasciste du 9 mai aux exactions d'extrême-droite sur la ville.

Que pense-t-il de cette nouvelle agression ? S'agit-il là aussi d'une guerre des extrêmes ?

 

Faut-il rappeler une nouvelle fois la réalité des faits ?

Depuis 2010, le collectif a répertorié une quarantaine d'agressions et environ 500 jours d'ITT ; et encore beaucoup d'agressions ne font pas l'objet d'une plainte ou d'une enquête.

 

Faut-il rappeler l'inconscience des pouvoirs publics qui n'ont pas hésité le 9 mai dernier, à laisser deux rassemblements fascistes non-autorisés se dérouler (dont un de ce fameux Gud Lyon) ?

 

Jusqu'à quand ces groupes sous couvert de patriotisme, de nationalisme ou de liberté d'expression pourront-ils polluer nos rues d'actes racistes, homophobes, sexistes et violents ?

 

CV69

 

 

Source : Mlyon ; le Progrès, Site internet ReflexEs

 

Mise à jour : un des accusés reste en préventive jusqu'au 20 juin jour du procès.

Une délégation du GUD était présente au tribunal hier (dont notamment Steven BISSUEL).

 

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:10

Le GUD Lyon : Le rat des villes porteur de peste brune

Le GUD Lyon créé durant l’été 2011, entendait reprendre le flambeau du syndicalisme étudiant, version nationaliste, dans les universités lyonnaises. Le créneau était laissé à l’abandon depuis la disparition en 2003 de l’UDEL [1], émanation locale du GUD à l’époque. Cette nouvelle version a la particularité d’avoir été fondée à l’origine non pas par un étudiant mais par un lycéen, Steven Bissuel, nouveau venu dans le milieu nationaliste lyonnais. Le « come-back » des rats noirs ne fut pas du goût de tout le monde et en premier lieu de l’Université Lyon III qui refusa de reconnaître l’organisation comme une association étudiante.

 

La première année d’existence se fera sous l’influence d’Alexandre Gabriac, chefaillon des Jeunesses Nationalistes, lui-même parrainé par Yvan Benedetti nouveau gourou de la secte Œuvre Française depuis la retraite de son fondateur Pierre Sidos. Le GUD ressemble alors à une sous-division des Jeunesses Nationalistes et généralement là où l’on trouve les JN on trouve souvent le GUD.

Septembre 2011. Retour de Bruno Gollnisch à Lyon III : Alexandre Gabriac avec une minerve, Steven Bissuel avec un casque à la main et Yvan Benedetti à l’avant de profil.


Affirmant au départ s’impliquer dans les problématiques concernant les universités et laisser de côté l’agitation de rue, les petits rats ne se sont pas très longtemps tenus à leurs belles promesses électorales, passant plus de temps à foutre le bordel dans les rues lyonnaises qu’à arpenter les couloirs des facs. De par son action, le GUD est rapidement apparu comme un énième groupuscule nationaliste, leurs « campagnes » et actions versant dans la démagogie et le populisme larvé :

  •  Une « action » de nettoyage des marches de la Cathédrale Saint-Jean. Bon prétexte pour se prendre en photos en train d’effacer des tags antifascistes.
  •  Une campagne contre la hausse des contraventions de stationnement.... On a les combats qu’on mérite.
  •  Un peu de tapage autour de l’organisation d’une milice pour partir à la recherche du « violeur du 8ème » et se positionner en tant que protecteur de ces dames... Comble du comble quand on sait qu’un des leaders, « Malko » sur lequel on reviendra plus loin, fût poursuivi en justice, alors qu’il était mineur, pour agression sexuelle. Bref, l’occasion idéale pour se balader armé et agresser ceux dont la tête ne leur revient pas.

Un militantisme de bas étage qu’ils tentent de compenser par l’organisation de conférences. On retiendra celle du 9 février 2013 sur le thème « Offensive Mondialiste et Résistances identitaires » [2] avec des animateurs de Casapound et celle sur « les indo-européens » menée par le gréciste Jean Haudry dans les locaux de Terre & Peuple en octobre 2012.

 

Si l’on doit juger le GUD sur ce que ses têtes arrivent à produire, on ne peut faire l’impasse sur la sortie en février 2013 de leur « journal » mensuel nommé Le Rat Libéré. Un journal qui ressemble en partie plus à une suite de tracts d’auto-promotion qu’à des articles traitant de sujets de fond. Après un édito original les présentant comme les sauveurs de la France, voire de la civilisation européenne, s’enchaînent des « articles » présentant tour à tour le GUD, l’UDJ (vitrine légale du GUD à l’université) et l’ULN (section lycéenne). Viennent deux brèves sur la mobilisation contre le « mariage pour tous » et l’intervention militaire française au Mali, un article de conseils sur la garde à vue et une page promo des activités et du merchandising gudard. Le plus intéressant se trouve dans les sites internet dont ils conseillent la consultation, avec entre autre celui du MAS, de Terre & Peuple et du Blood & Honour Hexagone. Enfin, la Kulture est abordée par la présentation du vieux groupe de RAC lyonnais Frakass et une interview pas anodine de Renaud Mannheim [3] chanteur du groupe de RAC lyonnais Match Retour, fondateur de Lyon Dissident, de 3ème Voie Lyon et ancien du Blood & Honour Lugdunum. La feuille de chou se termine par une BD au dessin enfantin et à l’humour antisémite. On tient alors entre ses mains un outil de propagande caricatural d’une frange nationaliste jouant la surenchère de la radicalité, sans réelle stratégie politique et ni assise idéologique. La finalité étant pour eux de s’affirmer comme les seuls vrais rebelles à la « matrice ».

 

Proches de différents groupuscules le GUD est par ailleurs en lien avec l’Artam-Brotherhood, groupuscule néo-nazi, que Fafwatch Rhône-Alpes présente ainsi : Artam-Brotherhood est une jeune organisation néo-nazie implantée dans la Loire, la Franche-Compté, la Haute-Savoie et la Suisse-Romande. Elle est le fruit de relations entretenues depuis un certain nombre d’années entre l’UNIF acronyme d’Union Nationaliste et Identitaire Française, (groupuscule présent dans la Loire, le Var et la Haute-Savoie et dont l’activité principale est l’organisation de camps de cohésion et d’entraînement à caractère militaire) et de jeunes néo-nazis de Neuchatel, Genève et leurs environs.


 

Faux syndicat étudiant, faux hooligans, mais vrais chiens fous

Certains quartiers de Lyon sont depuis le mois de décembre 2012 le théâtre d’agressions et de violences quasi hebdomadaires. Il est prématuré d’affirmer que toutes sont le fait des gudards mais la plupart semblent en porter la marque. La presse locale, elle, se focalise sur le milieu hooligan depuis plusieurs mois. Il est vrai que lors de certaines agressions leurs auteurs se sont revendiqués de ce milieu à grand renfort de slogan "Lyon ! Lyon ! Hooligan !!". Pour autant le slogan ne fait pas le hooligan. Et si l’on regarde de plus près les modus operandi, on s’aperçoit très vite qu’on est bien loin d’un certain code d’honneur soi-disant existant dans le milieu hools. D’aucun irait tirer une fierté à agresser les clients d’un bar, à une heure tardive, au seul prétexte que celui-ci, ou sa clientèle, soit étiquetée de « gauche ». Il n’y a pas beaucoup d’honneur à s’en prendre à des lieux et des personnes à des heures où ces courageux petits guerriers ne risquent pas de tomber sur une grande opposition. Jusqu’à preuve du contraire, les hooligans favoriseraient les affrontements entre eux et dans l’idéal à l’abri des regards indiscrets. Il semble que certains apprentis fascistes et postulants hooligans aient décidé de prouver leur bravoure et leur valeur à moindre frais, pour eux.

 

Après les identitaires et les néo-nazis de Lyon Dissident-Bunker Korps Lyon, la tendance de ces derniers mois laisse entendre que ce soit au tour du GUD de fricoter avec le milieu indépendant de Gerland. Le 20 septembre 2012, le GUD fait parler de lui avec une session de collage d’autocollants dans le virage sud pendant le match d’Europa League contre le Sarta Prague. Peu au goût des leaders de Lyon 1950, le groupe d’ultras de la curva sud publie dans la foulée un communiqué pour le moins clair et explicite :

 

En février dernier, lors des affrontements entre hools lyonnais et supporters des spurs, l’un des trois interpellés était membre du GUD Lyon [4] et de la Mezza Lyon, firm fasciste active depuis 5 ans environ [5] .

 

Bien loin du « gentleman fasciste » des débuts, l’image que veut se donner le GUD ne souffre plus de doutes. Ils se veulent gros bras et violents. Les tractages se font casques à la main et comme on a pu l’apprendre dans le cadre de l’Opération Lyon Propre ils aspirent clairement à insuffler un climat de peur contre tout ce qui peut être plus ou moins « de gauche » au sein de l’Université Lyon III, et dans la rue d’une manière générale. Une stratégie poussée à son paroxysme ces derniers mois.

 

Un GUD Lyon à deux neurones


Jusqu’à l’autonome 2012, Steven Bissuel était le leader charismatique [6]] du groupuscule nationaliste. Les choses semblent avoir changé et l’arrivée dans les troupes d’une vieille connaissance du milieu fasciste lyonnais n’est peut-être pas étrangère au regain d’actions violentes que connaît la capitale des Gaules. Depuis, le GUD Lyon compte parmi les siens "Malko", de son vrai nom Jonathan Chatain, habitant actuellement Tarare (ouest lyonnais), 24 ans et dans tous les mauvais coups depuis ses 17 ans au moins. Un personnage au passé lourd, fait de plusieurs passages au tribunal, pour des faits de violences, dont certains liés à sa passion.... du hooliganisme.

La Young Army Lyon avant une rencontre forestière, Malko en second plan


Proche de la Mezza Lyon, membre de la Young Army Lyon, firm spécialisée dans les fights dans les bois, il a été un leader des jeunes hooligans nationalistes lyonnais pendant de nombreuses années. Il était également membre d’une bande nommée Section Saint-Jean (2008-2011 environ), prétendant déjà à l’époque faire régner leur loi dans le quartier du même nom. En 2010, il s’était lancé dans la production d’autocollants footballo-politiques pour le moins explicites comme on peut le voir dans cet article du collectif Article 31 sur Rebellyon. Son goût pour la propagande ne l’a pas quitté puisqu’il est le diffuseur de différents autocollants récemment apparus dans les rues :

 

Porteur pendant 6 mois du bracelet électronique [7] , il fût en détention préventive pendant un an dans le cadre de l’instruction sur la violente agression de sympathisants libertaires le 15 janvier 2011 à la sortie d’un concert à Villeurbanne. Il fait partie des quatre accusés principaux de cette agression. Cette épée de Damoclès ne l’a pas empêché le 27 septembre 2012 de participer (mener ?) à une action d’intimidationau siège du Parti Communiste dans le 3ème arrondissement de Lyon lors de laquelle il fût interpellé. Une véritable tête brûlée, habitué du Bunker Korps Lyon et petit protégé de Renaud Mannheim qui lui promettait sur facebook quelques jours avant son incarcération en février 2011, de l’emmener en Allemagne dès sa sortie de prison pour assister à un concert du groupe RAC Katégorie C [8].

C9M 2010 à Paris. « Malko » tout a gauche avec casquette blanche en compagnie des néo-nazis du Bunker Korps (Lyon) et du Radikal Korps (Franche-Comté).

 

Auréolé d’un passé sulfureux et d’une solide réputation, "Malko" semble être devenu le leader, si ce n’est officiel, naturel du GUD Lyon. Ses contacts et liens avec le milieu hooligan, même si a priori il ne s’y implique plus, en font le relais idéal avec le GUD. On peut imaginer les yeux émerveillés de ses petits camarades lorsqu’il leur raconte ses frasques dans les bois et l’envie d’en être qu’il doit ainsi susciter chez eux. Il n’est pas étonnant que certains, parfois très jeunes, militants et sympathisants entendent donc faire partie du milieu hools et en revendiquent l’appartenance lors de leurs agressions.

 

Entre « Malko » et Bissuel on peut se demander qui mène vraiment la troupe, et les orientations très musclées du GUD ont déjà eu pour conséquence de créer une légère distance avec Alexandre Gabriac. L’action sans concession oui, mais le monsieur n’a certainement pas envie de passer pour plus bourrin encore qu’il ne peut l’être déjà en s’accoquinant avec une bande partie pour faire tout et n’importe quoi, et avec un leader dont le futur à de fortes chances de s’écrire derrière les barreaux d’une cellule. D’ailleurs pour eux qui aiment tant les héros et les martyrs, voilà un postulant de premier choix.

 

Des rats dans les pas des grenouilles de bénitiers


Le GUD Lyon est le groupuscule qui a le vent en poupe depuis plusieurs mois, comptabilisant presque une cinquantaine de membres encartés. Ce qui n’est pas rien il faut le reconnaître et plutôt inquiétant au regard de l’âge de ses membres. La mobilisation contre le « mariage pour tous » a offert un tremplin médiatique que les gudards ont largement utilisé, comme d’autres mouvances nationalistes, mais avec plus de succès, leur nom étant régulièrement cité dans les médias. Une exposition liée aux violences auxquelles ils ont participé leur donnant l’espoir que quelque chose est en train se jouer. Un fantasme du 6 février 1934partagé avec d’autres courants nationalistes, qui leur confère un sentiment d’impunité et les pousse à mener des actions quasi quotidiennes dans le sillage ou non des manifestations du label « manif pour tous ». Ils participent à la radicalisation du mouvement et en profitent pour attirer à eux les plus radicaux des militants nationalistes et notamment des plus jeunes en manque de reconnaissance et d’adrénaline.

 

Cette escalade dans la violence se finira mal et certains militants du GUD sont déjà dans le collimateur des autorités suite à certaines violentes agressions, notamment dans le quartier Saint-Jean, les semaines passées.

 

Chronologie non-exhaustive des actions plus ou moins violentes impliquant le GUD Lyon ces derniers mois :

 

  •  26 Septembre 2012 : Intimidations au siège départemental du Parti Communiste par trois gudards.

 

  •  20 Février 2013 : Affrontements avec des supporters de Tottenham, trois personnes arrêtées dont un militant du GUD et membre de la Mezza Lyon.
  •  8 mars 2013 : Provocations de quelques jeunes fascistes en marge de la marche non-mixte au moment de son passage dans le quartier Saint-Jean.
  •  15 mars 2013 : Agression dans le Vieux-Lyon à proximité de la place Saint-Jean, cinq personnes attaquées par une dizaine de fascistes dont au moins un membre du GUD Lyon.
  •  28 mars 2013 : Manifestation d’ « anti-mariage pour tous » place Bellecour, GUD, JN et Rebeyne ! main dans la main.
  •  30 mars 2013 : Agression dans le Vieux-Lyon, trois personnes blessées, quatre personnes arrêtées, trois poursuivies et actuellement en détention provisoire en attente de leur procès. Au moins un militant nationaliste sympathisant du GUD.
  •  4 avril 2013 : Environ 500 anti-mariage manifestent aux côtés du GUD, des JN et des identitaires. Un gudard frappe une passantemontrant son hostilité au rassemblement, pas d’arrestation. Le GUD revendiquera sur son facebook être parti en chasse « aux gauches » à la suite du rassemblement.
  •  14 avril 2013 : Environ 5000 anti-mariage dans la rue, une centaine de militants et sympathisants nationalistes, menés par Alexandre Gabriac et le GUD, partent en manif sauvage prenant de surprise la marée-chaussée.



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Cet article est libre de droit, mais nous vous demandons de bien vouloir en préciser la source si vous en reprenez les infos :
REFLEXes http://reflexes.samizdat.net , contact : reflexes(a)samizdat.net

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[1] Union de Défense des Étudiants Lyonnais dont le dernier tractage sur le campus de Bron en septembre 2002 s’était soldé par des affrontements avec des étudiants et avait provoqué la création du Collectif Anti Fasciste Anti Raciste (CAFAR).

[2] Une manière à peine voilée de marcher sur les plates-bandes de Rebeyne ! alors que le GUD ne cesse de se revendiquer nationaliste-révolutionnaire plus que de la mouvance dite « identitaire ». La proximité des gudards avec Terre & Peuple n’y est certainement pas étrangère.

[3] Après avoir été un des leaders néo-nazis sur Lyon notamment au travers du local Bunker Korps Lyon, le monsieur s’est fait beaucoup plus discret depuis plus d’un an. La section 3ème Voie Lyon dont il a été l’instigateur est une coquille vide, si elle n’est pas morte, qui n’exista réellement qu’au travers de quelques taguages et un ou deux tractages. Occupé par la naissance de sa fille durant l’hiver 2011, certainement un peu échaudé d’avoir mouillé son frère dans ses histoires, il se contente de quelques concerts RAC avec son groupe Match Retour comme le 27 avril 2013 par exemple. Son métier de convoyeur de fond, et son passage de Loomis (pour l’anecdote : où il a travaillé avec Toni Musulin) à Prosegur lui ont, on peut l’imaginer, conduit aussi à plus de discrétion.

[4] Le GUD étant suffisamment intelligent pour le revendiquer sur son facebook.... Mais comme on dit les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.

[5] Voir iciet

[6] [blague !

[7] Suite à des condamnations pour des faits de violences liés au hooliganisme.

[8] Puisqu’il allait manquer le concert que Renaud organisait avec Lyon Dissident : http://rebellyon.info/Encore-un-con...

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:03

Un meeting néonazi européen dans le Sud de la France, en plein contexte de montée des extrême-droites et de procès des groupes de terreur nazie.

 

Les “Hammerskins” français projettent d’organiser le prochain meeting européen du mouvement Hammerskin Nation à proximité de Perpignan le Samedi 18 et Dimanche 19 Mai 2013. L’élite des néonazis européens a donc rendez-vous en Languedoc-Roussillon, pour 2 journées de haine. Au programme : réunion des cadres et membres du mouvement, rapport d’activité, concert RAC et ratonnades..

 

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Logo de la Hammerskin Nation

 

La Hammerskin Nation, race aryenne et meurtres racistes à travers le monde

 

La fameuse “Hammerskin Nation” fait aujourd’hui encore frémir dans les milieux d’extrême-droite, tant la violence, la détermination et l’organisation dont font acte ses membres sont reconnus.

Cette organisation suprémaciste blanche est née à Dallas aux États-Unis à la fin des années 80 et s’est ensuite développée partout dans le monde. Des “chapitres” sont présents en Australie, Angleterre, France, Suisse, Allemagne, Portugal, Italie et dans plusieurs autres pays.

Gangs de rue néonazis aux USA, impliqués dans de nombreux meurtres et attentats racistes, ce mouvement est le plus structuré au niveau international et développe ses activités dans l’anonymat et la rigueur les plus stricts.

En Europe, le mouvement réunit ses membres régulièrement, tous les 3 mois. Le 18 et 19 Mai prochain, c’est au tour du chapitre français d’organiser les festivités aryennes.

 

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Entraînement au tir avec les Hammerskins

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Les armes qu’utilisent les Hammerskins

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Les Hammerskins se définissent comme des “skinheads”100% NS (NS = National Socialist)

 

 

France HammerSkins : entre organisation de RAC et camouflage local

 

Ce chapitre existe en France depuis 1999. Une première version des Hammerskins, connue sous le nom de Charlemagne Hammerskins, a vu le jour dès 1993, mais l’aventure pionnière s’arrête en 1997 en même temps que la condamnation de son leader Hervé Guttuso.

Aujourd’hui, bien que certains membres soient présents en Île-de-France et d’autres éparpillés sur toute la métropole, la plus grande partie de ses membres sont implantés en Lorraine, plus précisément à Toul. C’est dans cette ville qu’un local a été ouvert et animé par leur membres, la Taverne de Thor. Ce local a accueilli des années durant des concerts de RAC (Rock Against Communism, appelation du rock néonazi), des festivals comme le Hammerfest ou le Fenrirfest et des activités “culturelles” suprémacistes.

 

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2 Hammerskins à la Taverne de Thor à Toul

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Une formation des Hammerskins sur le mouvement Casapound à la Taverne de Thor

 

La Taverne de Thor, rebaptisée Rock’n'Roll Circus, a clôt ses portes à l’occasion de la St-Patrick, plus précisément le 16 Mars dernier, suite à des pressions administratives. Quelques mois auparavant, 2000 militants de la race blanche venus de toute l’Europe avaient participé à un concert RAC, organisé initialement par une des sections allemandes du mouvement. C’est la mobilisation insufflée par les antifascistes qui les empêcha de nuire outre-Rhin, les obligeant alors à se rabattre sur leur plan de secours à Toul. En 2009 un concert des Hammerskins avait déjà eu lieu dans ce local. Plus généralement, l’Alsace et la Lorraine sont des terres d’accueil des néonazis allemands qui y bénéficient d’une moindre attention et vigilance des autorités.

Cette fermeture, même si elle ne coupe que temporairement le chapitre français de la Hammerskin Nation d’une base arrière stratégique, vient marquer le début d’une prise de conscience et d’une mobilisation naissante pour contrer ce mouvement, méconnu et sous-estimé en France, tant par les pouvoirs publics que les groupes et organisations antifascistes et antiracistes.

 

Concert nazi, liens avec le Blood&Honour et concours de “Sieg Heil”

Le concert RAC prévu le Samedi soir par les Hammerskins

Le concert RAC prévu le Samedi soir par les Hammerskins

 

Même si l’affiche n’est ni signée ni siglée par le mouvement, aucun doute que l’initiative est portée par les mêmes néonazis qui prennent en charge la logistique de la rencontre : navettes entre l’aéroport de Perpignan et le lieu, tenu secret jusqu’à l’arrivée sur place des Hammerskins du reste de l’Europe, hébergement, nourriture, etc…

Les groupes de “musique” sont des classiques, ou presque, du répertoire du rock nazi : français avec Frakass (Lyon et Rhône-Alpes), Bordel Boys (Bretagne) et Hold Fast (anciens de Haïs et Fiers, Marseille et Aix-en-Provence) et espagnol avec Mas Que Palabras (Valladolid et Santander).

C’est la première fois que les Hammerskins français organisent un événement comme celui-ci dans le Sud de la France, territoire dont l’activité néonazie est habituellement réservée au Blood&Honour.

Le Blood&Honour est l’autre organisation néonazie internationale, majoritairement tournée vers le développement et la diffusion de la musique néonazie (concerts, production d’albums, hommage aux personnalités du “milieu” comme Ian Stuart, etc…). La section française “Blood&Honour Hexagone”, dirigée depuis peu par Loïc Delboy, est bien implantée dans le Sud de la France, et ce depuis de longues années : 1 à 2 fois par an ont lieu des concerts RAC entre Marseille et Aix-en-Provence. Ces spécialistes de l’organisation de concerts de la haine n’ont rien à envier à leur compatriotes hammerskins, même si, selon l’époque et le pays, la compétition entre ces 2 branches du mouvement néonazi les a mené à s’affronter, s’exclure et parfois s’isoler.

Chez nos voisins helvétiques, ce sont les Hammerskins qui ont créé le malaise dans les rangs serrés de l’Artam Brotherhood, réseau de jeunes nazis en manque de sensations fortes. Ces derniers se sont faits attaqués sur un de leur concert par quelques Hammerskins mécontents de voir ces abrutis discréditer leur valeurs, leurs idées et leur fonctionnement.

 

 

 

Un mouvement dangereux, une réunion à empêcher, des engagements à prendre

 

A propos de leur fonctionnement, la hiérarchie et l’autoritarisme sont LA règle chez les Hammerskins. Rien de surprenant, on a affaire à des fachos, ne nous attendons pas à se prendre des claques en matière d’autogestion et d’auto-organisation ; ces gens là ont besoin de guides et d’ordres pour avancer, pas d’autonomie et d’initiatives !

 

On notera toutefois que les Hammerskins copient la structure sociale de certains gangs de motards (comme les Hell’s Angels avec qui ils entretiennent de bons contacts) :

- les Hang-Around sont les personnes extérieures au mouvement mais sympathisantes ou intéressées qui sont autorisées à participer aux événements larges (comme les concerts) et sont rattachés au Crew 38. Les Hammerskins y font alors un premier tri.

- les Prospect Of The Nation sont ceux qui rentrent dans le mouvement mais ne seront pas des “vrais” Hammerskins avant plusieurs années, années durant lesquelles ils effectueront les tâches ingrates et le sale boulot.

- les Hammerskins, véritables templiers du mouvement, sont autorisés à se tatouer le logo de leur chapitre et peuvent porter le patch officiel.

http://fafwatch.noblogs.org/files/2013/05/tatouageHS.jpg

Le tatouage arboré par les membres définitifs des Hammerskins, ici accompagné d’un 88 (pour “Heil Hitler”)

 

Ce meeting européen est le temps le plus important pour la construction de leur mouvement à l’échelle européenne. C’est aussi pour le chapitre français l’occasion de se consolider et de poursuivre son activité, 2 mois après leur dernier événement lorrain et la fermeture de leur local en Lorraine.

Ce mouvement nazi n’apparaît pas au grand jour et ne le souhaite pas. “La qualité plutôt que la quantité” est un de leur leitmotiv. A chaque événement nazi organisé par les Hammerskins, les pouvoirs publics semblent pris au dépourvu et découvrir l’inacceptable au dernier moment. En Novembre 2012, le rassemblement de 2000 nazis à Toul a scandalisé, au moins en surface, pouvoirs publics, mairies locales et citoyens.

 

Pourtant, toutes ces informations existent et sont souvent volontairement confinés dans les officines de la DCRI, afin de “ne pas faire de vagues”. Ce discours, selon lequel c’est une mauvaise chose de révéler et d’alerter la population et la société civile sur ces faits, est régulièrement celui tenu par les agents du renseignement et leurs dirigeants. Entre instrumentalisation politicienne et accointances des sphères grises du renseignement avec celles de l’extrême-droite, même la plus radicale, on se demande à quels jeux jouent ces pyromanes ?

Anders Breivik en Norvège, la NSU en Allemagne, les milices fascistes en Hongrie, les assassins de Casapound en Italie.. Nos discrets Hammerskins français ne seraient-ils pas en train de préparer la guerre raciale à l’instar de leur homologues européens et leur collègues du Blood&Honour ? Est-ce qu’une fois encore pouvoirs publics, justice et police vont fuir leurs responsabilités ?

 

Les antifascistes, eux, continuent leur combat pour le respect, la dignité et la solidarité, contre le fascisme, le racisme et tous ceux qui en sont les vecteurs idéologiques !

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 14:58

Communiqué du Collectif vigilance 69 à propos des antifascistes arrêtés jeudi.

 

Libération de tous les anti­fas­cis­tes arre­téEs Jeudi 9 Mai
Arrêt de toute poursuite judiciaire
Non au renvoi dos a dos de l’extrême-droite violente et des anti­fas­cis­tes ;

Alors que selon nos infor­ma­tions le ras­sem­ble­ment des Jeunesses natio­na­lis­tes Place Puvis de Chavannes Jeudi 9 mai n’était pas auto­rise, il est into­lé­ra­ble que des anti­fas­cis­tes qui ten­taient de pro­tes­ter contre les agis­se­ments de l’Extrême droite à Lyon aient été empê­ches de se ras­sem­bler, arre­téEs et mis en garde à vue toute la nuit jusqu’à ven­dredi 10a­près-midi pour 19 d’entre eux et à cette heure encore pour 6 d’entre eux , alors qu’Alexandre Gabriac qui assume ses saluts Nazis et appelle sur son blog à détruire la République a pu para­der en toute impu­nité. De même, le GUD a pu se ras­sem­bler à Fourvière sans être inquiété.

Depuis 3 ans, le CV69 com­mu­ni­que sur les méfaits de l’extrême-droite Lyon, et s’insurge contre l’impu­nité qui les entoure. Le CV 69 tente quo­ti­dien­ne­ment de convain­cre toutes ses sen­si­bi­li­tés de la néces­sité d’appor­ter une réponse com­mune dans laquelle toutes et tous se retrou­vent. Malgré le tra­vail mené depuis 3 ans dans un esprit de consen­sus, la situa­tion n’a fait qu’empi­rer : les agres­sions phy­si­ques de grou­pus­cu­les d ’extrême-droite se mul­ti­plient, en toute impu­nité. Le CV69 qui vient de pren­dre connais­sance de cette action spon­ta­née , et quel­les que soient les réser­ves émises par cer­tai­nes de ses com­po­san­tes quant à ses moda­li­tés, assure les anti­fas­cis­tes de sa soli­da­rité, demande leur libé­ra­tion immé­diate et sans suites judi­ciai­res et condamne tout renvoi dos a dos des fas­cis­tes auteurs depuis 2010 de 33 agres­sions phy­si­ques a Lyon ayant entrainé 400 jours d’inter­rup­tion tem­po­rai­res de tra­vail, et les anti­fas­cis­tes. Nous tenons à rap­pe­ler qu’aucun fait de vio­lence n’a été commis dans cette action, leur seul tort ayant été de se ras­sem­bler sans auto­ri­sa­tion.

Or depuis plu­sieurs semai­nes, des ras­sem­ble­ments, voire des mani­fes­ta­tions sans auto­ri­sa­tion ont été orga­ni­sées par divers grou­pus­cu­les d’extrême-droite ainsi que lors des défer­le­ments homo­pho­bes contre le mariage pour tous.

La com­plai­sance des auto­ri­tés envers les agis­se­ments de l’extrême-droite à Lyon : ça suffit.

le 11 mai 2013
Collectif Vigilance 69 contre l’extrême droite

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 17:43

Nouvelle tentative des nationalistes d'occuper les rue lyonnaises

 

Ce dimanche 5 mai, les rues lyonnaises ont été de nouveau foulées par les pas des manifestantEs homophobes des différents mouvements contre l'ouverture du mariage aux couples du même sexe.

Pas d'incidents à noter sinon la présence une nouvelle fois de tous les groupuscules extrémistes lyonnais (Jeunesses nationaliste, GUD, identitaires...) qui cette fois-ci se sont tenus tranquilles.

 

Ce ne fut pas le cas le 23 avril, jour du vote de la loi à l'Assemblée Nationale où 44 interpellations ont eu lieu.

En marge du rassemblement organisé à Bellecour pour fêter cette avancée sociale, le mouvement « Les enfants des terreaux » organisaient un rassemblement à Perrache : la présence des identitaires, des jeunesses nationalistes, du Gud ne les pas gêné, bien au contraire.

S'en est suivit une tentative de blocage de l'autoroute, une manifestation sauvage, l'agression de deux photos-journalistes, et un climat de tension dans le centre ville une bonne partie de la soirée avec les quais du Rhône bloqués à la circulation.

Deux procès auront lieu prochainement mais nous reviendrons dessus plus tard car l'identité et l'appartenance idéologique d'un des accusés est fortement intéressante.

 

Malheureusement, comme si Lyon n'avait pas eu à subir assez de manifestations ultra nationalistes depuis 3 ans ; le Gud Lyon* organise ce jeudi 9 mai un C9M lyonnais.

Le C9M est une manifestation annuelle parisienne qui regroupe la frange la plus radicale de l'extrême droite : leur prétexte pour occuper la rue est la mort d'un militant nationaliste en 1994.

A priori, ce rassemblement ou manifestation, n'a pas été déclaré à la Préfecture et il est fixé à 20h (tract aperçu pendant quelques heures sur les réseaux sociaux).

 

Nous ne pouvons qu'alerter les habitantEs lyonnaisEs du danger d'un tel rassemblement, surtout si celui-ci venait à se transformer en manifestation sauvage.

N'hésitez pas à nous faire passer vos témoignages sur ce qui pourrait se passer pendant cette soirée du 9 mai au fort relent de peste brune.

 

CV69

apa69@riseup.net

 

 

 

*Le GUD (Groupe Union Défense) est un mouvement qui regroupe des étudiants nationalistes contre-révolutionnaires, fondé en 1968 en réaction aux manifestations étudiantes. Leur programme se résume à privilégier les français dans l’attribution des bourses étudiantes, à faire une sélection à l’entrée des universités pour les réserver à une « élite » et à glorifier le patriotisme en leur sein. Leur volonté est de contrer les syndicats étudiants « de quelque manière que ce soit ».

Le GUD avait perdu de son activité dans les années 2000 mais les messages envoyés du plus haut de l’Etat dans le précédent quinquennat ont donné du crédit à cette idéologie et légitimé leurs porteurs.

C’est ainsi qu’une section du GUD s’est constituée à Lyon en 2011, illustrant une nouvelle fois le qualificatif de « laboratoire de l’extrême-droite » qui colle à Lyon depuis quelques années.

Dernièrement, le GUD et divers mouvements ont instrumentalisé les manifestations contre le mariage pour tous et paradé dans les rues. Leurs rassemblements se transforment généralement en expéditions sanglantes, dans le but d’agresser les passants selon leur apparence, et d’attaquer les locaux identifiés comme des lieux appréciés par celles et ceux qui alertent sur le danger qu’ils représentent. De leur point de vue, l’utilisation de la violence est légitime.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 09:20

A Lyon, la fête du mariage pour tous : « une victoire au goût amer »

Ce mardi soir à Lyon, 1 500 personnes se sont réunies place Bellecour pour fêter l’adoption de la loi sur le « mariage pour tous ». Du côté des opposants, les actions se sont multipliées durant toutes la soirée pour se faire encore entendre. A la clé, 44 interpellations, un chiffre plus élevé qu’à Paris.

 

 

Lyon est une place forte des anti-mariage gay. Pour les partisans de la loi sur le « mariage pour tous », il fallait donc mobiliser largement.
Ce fut un succès si l’on en croit les organisateurs du Collectif unitaire pour l’Egalité, qui auraient donc rassemblé 1 500 personnes, dont de nombreux représentants politiques de la gauche et de l’extrême gauche, du PS au NPA en passant par le Front de gauche et Europe Ecologie – Les Verts.

 

Partir de la fête « sans signe distinctif »

Pour Bruno, qui se présente comme un « homosexuel en couple depuis 20 ans », l’important était de « ne pas laisser la rue aux opposants » :

« Nous faisons la fête avec une certaine tristesse. En tant qu’homo, j’ai été choqué par tous ces discours de haine qui ont déferlé surtout après la manif du 24 mars ».

Sous la statue de Louis XIV, une banderole résumait le message : « On n’oubliera pas – Stop homophobie ». Dans son discours, la représentante du Collectif lesbien lyonnais, Stéphanie Brunet est revenue sur ces mois de débat qui ont laissé « un goût amer », avec l’abandon de la promesse de Hollande sur la PMA et la multiplication des violences :

« Les principaux opposants au texte sur le mariage pour tous ont ouvert une brèche intolérable à l’homophobie (…). La palme d’or revient au député du Rhône et maire de Caluire, Philippe Cochet, en affirmant que nous allions « assassiner les enfants ». Combien de personnes se sont senties légitimes à frapper celles et ceux qui sont qualifiés d’assassins d’enfants ? La liberté d’expression n’autorise pas à appeler à la haine ».

Sur le camion sono, Armand Creus, conseiller régional du Front de gauche, a ensuite pris la parole au nom du Collectif de Vigilance 69 contre l’extrême droite pour « dénoncer la radicalisation homophobe dans les manifestations contre le mariage pour tous d’une partie de la droite « décomplexée » et de l’extrême-droite ».

Le rassemblement s’est poursuivi au son de la musique électro, avec quelques canettes de bières vendues au profit des associations LGBT. A 22 heures, c’était la dispersion. Avec pour consigne de partir par petits groupes et « sans signe distinctif ».

 

« A partir d’aujourd’hui, nous entrons en dissidence contre le régime de François Hollande »

Parallèlement, toute la soirée et jusqu’à plus de minuit, les anti-mariage gay ont sillonné les rues de Lyon. Une première action a ouvert la marche, peu avant 19h. Quelques dizaines de personnes ont tenté de bloquer l’autoroute A7 au niveau de Perrache. Avec des blocs de pierre et des grillages, ils ont réussi à tenir une « dizaine de minutes », selon le porte-parole des identitaires, très actifs sur cette action.

Selon la police, 15 interpellations ont eu lieu, dont plusieurs militants de ce mouvement d’extrême droite. A 19 heures, environ 200 personnes se se sont rassemblées place Carnot, notamment à l’appel des « Enfants des Terreaux », qui se présente comme un collectif « apolitique ».

L’un de ses animateurs, Kevin Pichart, a lu un texte bref, devant trois mannequins pendus censés représentés « la mise à mort de la famille naturelle » :

« Aujourd’hui, le gouvernement de François Hollande a lié son sort à la loi Taubira. Ce gouvernement devra en subir les conséquences. François Hollande a trahi les idéaux républicains. (…) François Hollande livre son sort à la rue. (…) A partir d’aujourd’hui, nous entrons en dissidence contre le régime de François Hollande. Quand tous les moyens légaux ont été épuisés, il ne reste que l’insoumission. On ne lâchera rien. »

Après les avoir correctement chauffés, ce meneur des « Enfants des Terreaux » a appelé à rejoindre la place Louis Pradel, à l’autre bout de la Presqu’île, où devaient se rassembler plus tard dans la soirée des « Veilleurs ».

 

De l’extrême droite radicale au cardinal Barbarin

Un peu moins de 200 personnes sont alors parties en manifestation sauvage, avec notamment à leur tête des militants identitaires. Pour slogan, cette phrase : « Première, deuxième, troisième génération, nous sommes tous des enfants d’hétéro ». Canalisés par la police, ils ont traversé le Rhône pour se retrouver rive gauche au niveau des universités Lyon 2 et Lyon 3.

Là, entourés par les CRS, ils étaient une centaine. Parmi eux de nombreux militants des groupuscules d’extrême droite, tous
représentés : GUD, Jeunesses nationalistes et identitaires.

Vers 21 heures, une soixantaine de manifestants ont été embarqués dans des cars, direction le commissariat central pour des vérifications d’identité, selon la préfecture du Rhône. La plupart ont été relâchés.

Au même moment, des « Veilleurs » s’installaient place Louis Pradel. Cette nouvelle mouture du mouvement anti-mariage gay prône la « non-violence, le calme et la réflexion ». Une centaine de personnes se sont assises en cercle, certaines avec des bougies. On a chanté, notamment le Chant des partisans, et lu des textes de Robert Desnos ou de Victor Hugo mais aussi de Benoît XVI. En guest star, le cardinal Barbarin a pris la parole un court instant.

Vers 23 heures, au moment où ces Veilleurs allaient lever le camp, se sont agrégés de jeunes personnes anti, qui voulaient continuer à marcher et scander leur slogan. Une cinquantaine d’entre eux sont alors partis dans les rues de Lyon d’abord en Presqu’île puis dans le Vieux Lyon.

Dans un communiqué du ministère de l’Intérieur paru dans la nuit (cité par l’AFP), il est précisé qu’il a été « procédé à 44 interpellations » d’anti-mariage gay à Lyon tandis que 12 ont été comptabilisées à Paris.

> Article actualisé à 3h avec le communiqué du ministère de l’Intérieur

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 08:58

Ce 23 avril est un jour important pour tous les individuEs, mouvements et organisations se réclamant de la lutte pour la progression des droits et de l'égalité en France. Ce 23 avril n'est cependant pas un jour exceptionnel, il n'est pas le fruit d'une politique d'avant-garde. C'est uniquement un jour de soulagement car aujourd'hui est enfin mis un terme au retard de la France en matière d'égalité des droits.


C'est naturellement que le collectif de vigilance contre l'extrême droite se joint au mouvement de lutte pour l'égalité. Ses militantEs et les organisations qui le composent oeuvrent dans le sens du progrès social, s'opposant chaque jour aux idées nauséabondes et aux argumentaires rétrogrades des mouvements d'extrême-droite locaux. Nous nous félicitons ainsi de l'ouverture du mariage et de l'adoption aux homosexuelLEs.


La structuration d'un mouvement réactionnaire s'opposant à l'égalité des droits a permis de formaliser et de rendre public des liens entre droite conservatrice et extrême droite, matérialisant plus que jamais une collusion entre ces deux familles politiques.


Ce débat politique a entrainé une recomposition du clivage entre d'un côté le mouvement réactionnaire et de l'autre, nos forces progressistes. Du côté des réactionnaires, cette recomposition est plus ou moins assumée. En effet, si certainEs opposantEs au mariage pour touTEs ont condamnéEs tardivement la participation de l'extrême droite radicale à leur mouvement, la participation de l'extrême droite radicale à leur mouvement. La violence et les discours de haine, à Lyon comme à Paris, ont trouvé leur place dans les opposantEs au mariage pour touTEs.


En marge des divers rassemblements qui ont eu lieu à Lyon comme dans d'autres villes, des débordements révoltants et inadmissibles se sont déroulés :, prières de rue, slogans racistes, « ratonnades anti-crasseux », attaque de la permanence du parti socialiste …


Nous rappelons le contexte lyonnais, il est celui d'une ville connue depuis plusieurs années comme le laboratoire de l'extrême-droite en France. Dans nos rues, de nombreux groupuscules sévissent : jeunesse nationalistes, GUD, troisième voie, identitaires ...Ils répandent sur Lyon leurs discours de haine, de xénophobie, d'homophobie et de sexisme. Ils agressent des individuEs et saccagent des restaurants et des bars.

 

Le climat actuel où violence et haine se banalisent sous couvert de bien-pensance et de « bon sens » rend le terreau encore plus favorable pour que s'implantent et s'enracinent ces groupuscules.


Face à cela, nous devons continuer à nous battre et c'est une vraie victoire politique que nous vivons aujourd'hui. Beaucoup reste encore à faire et nous devons rester vigilantEs face à la progression et à la structuration de l'extrême-droite radicale et revendiquer encore plus de droits.

 

CV69

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22 avril 2013 1 22 /04 /avril /2013 07:53

Article de l'Huma

 

 

La cité lyonnaise deviendra-t-elle le nouveau terrain de chasse de divers groupes d’extrême droite? À la suite d’agressions récurrentes dans le cœur de la ville, citoyens et élus s’inquiètent de leur présence. 

Lyon,  envoyé spécial.  C’est paraît-il le quartier le plus « vidéosurveillé » de la capitale des Gaules, tourisme oblige. Pourtant, dans le vieux Lyon, les quartiers Saint-Paul et Saint-Jean sont plusieurs fois par mois le théâtre de violentes agressions nocturnes. Un phénomène qui semble converger vers un lieu : la Traboule. Ouvert depuis 2011 dans la montée du Change, dans le quartier Saint-Jean, ce local « associatif » est la base opérationnelle de Rebeyne (« révolte » en parler lyonnais), les Jeunesses identitaires, déclinaison jeune du Bloc identitaire. Une extrême droite qui se veut plus policée que les skinheads ou les hooligans qui peuplent aussi le 5e arrondissement, mais qui n’hésite pas à copier leurs méthodes musclées.

"On reviendra"

«Ils distribuent bulletins et affiches chez les commerçants, toujours avec un sourire de façade», estime Boris (prénom modifié), jeune habitant du quartier. « Ils sont venus nous proposer le Muscadin, leur feuille de chou », confirme Aurélie Borg, présidente de la MJC du Vieux-Lyon, qui ne l’a pas accepté. Ailleurs, il est arrivé qu’ils insistent, posant tout de même des tracts sur le comptoir, en disant « on reviendra »… En attendant, dans cet arrondissement fréquenté par les catholiques traditionalistes, les Lyonnais « de souche » – «les Blancs », traduit une habitante âgée –, «vivent comme une provocation l’arrivée sur leur territoire de kebabs, de bars tenus par des Maghrébins », analyse Catherine Le Gay, conseillère municipale PCF du 5e arrondissement. Le saccage d’un kebab comme la « marche des cochons » organisée en mai 2012 ou la réactivation en janvier des soupes populaires pour les « SDF gaulois » ne seraient donc que des actes de « légitime défense ». Et leur « ronde citoyenne de sécurisation des berges du Rhône », initiée deux ans plus tôt, n’a rien à voir avec une « ratonnade ».

Si le vernis de respectabilité ne craque pas encore, c’est qu’ils voient dans l’implantation lyonnaise une occasion inespérée d’y développer une « expression publique organisée ». Avec le GUD qui élabore par ailleurs des formations militantes, sur l’attitude à avoir en garde à vue par exemple, « chapeautés par un avocat », des conférences avec l’écrivain racialiste Bernard Lugan et le gratin des mouvements néofascistes italiens ou anglais, les mouvements d’extrême droite lyonnais espèrent faire de Lyon, « géographiquement stratégique (car) pile au milieu entre Nice et Paris », un lieu de pèlerinage. C’est qu’à Lyon, d’autres groupes d’extrême droite sont à l’œuvre.

"T'es un gaucho?"

Jonathan, membre du collectif Vigilance 69 contre l’extrême droite, est « fatigué de faire des listes » d’agressions qui ont eu pour décor des « repères de gauche » ou supposés tels, lieux de rendez-vous associatifs ou à gestion coopérative. « C’est comme une initiation : les jeunes attaquent, les “vieux” donnent les directives. » Le mode opératoire est toujours le même : « Ils abordent un client en lui demandant : “Tu fréquentes un bar de gaucho ? T’es un gaucho.” Coup de tête, fuite… » Parfois, les violences sont pires. En janvier 2011, à la sortie d’un concert à Villeurbanne, un couple se fait tabasser à coups de batte de base-ball, de barre de fer, de pied, de poing par une dizaine de skinheads, les laissant avec de lourdes séquelles. Les agresseurs les ont attaqués « au seul motif qu’ils ressemblaient à des libertaires », expliquera plus tard l’avocat du couple, Bertrand Sayn. « Un mobile strictement politique » qui se répétera : « Nous nous sommes fait expulser manu militari alors que nous distribuions des tracts », explique ce jeune militant communiste, plusieurs fois « traqué » par des gros bras au crâne rasé.

Déjà en 2011, les associations de commerçants Strada Nova et Renaissance vieux Lyon pointaient « un lien entre ces événements et la présence du local la Traboule », que ses animateurs décrivent aujourd’hui comme « une MJC de droite » (sic). Catherine Le Gay souligne quant à elle une « extériorisation croissante de l’extrême droite » en lien avec la « dédiabolisation du Front national » d’une part, et la « banalisation du racisme dans d’autres forces politiques » d’autre part.

Silence et impunité

Mais malgré de multiples interpellations des pouvoirs publics, et une manifestation pour alerter l’opinion publique, le 16 février dernier, « rien ne bouge ». « Leur présence et leur importance sont sous-estimées par les élus », estime Catherine Le Gay qui, avec le groupe communiste au conseil de Lyon, a envoyé un courrier au préfet. Selon l’avocat Bertrand Sayn, interrogé par le site Internet Rebellyon en janvier 2012, « la tendance est plutôt de banaliser ces faits en les situant dans une opposition extrême droite-extrême gauche ». Un reproche que le collectif Vigilance 69 et toutes ses composantes, qui ont recensé 33 agressions et plus de 400 jours d’ITT, ont encore fait début avril au maire PS, Gérard Collomb, et au préfet Jean-François Carenco, en manifestant à la sortie du conseil municipal qui se tenait à l’hôtel de ville contre « leur silence assourdissant face à l’impunité des groupuscules fascistes lyonnais ».

Dans le vieux Lyon, tout le monde ne se laisse pas intimider. Les nombreux autocollants « zone anti-racaille » ou « défends ton identité » ont été grattés, au risque d’une rossée. Les militants de gauche et alternatifs reviennent, inlassablement, diffuser des tracts, coller des affiches. Surtout, la MJC, en première ligne face à la cathédrale Saint-Jean, et qui « voit de très jeunes gens se rapprocher de ces groupes », a programmé en début d’année la pièce de théâtre Naz, de Ricardo Montserrat, coup d’envoi d’un cycle « Penser et repenser nos identités ». Un pied de nez bienvenu.

 

Grégory Marin

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