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6 juin 2013 4 06 /06 /juin /2013 09:02

 

L'extrême-droite tue dans les rues de Paris

 

Hier, mercredi 5 juin 2013 à Paris, Clément Méric, jeune syndicaliste âgé de 18 ans et militant antifasciste, est mort sous les coups de membres de l'extrême-droite radicale.

 

Le collectif 69 de vigilance contre l'extrême-droite condamne ce meurtre ; la stratégie de la peur qu'utilisent ces groupes fascistes doit être combattue fermement, pour qu'ils ne puissent plus cogner et assassiner dans nos rues. Nous rappelons que si à Lyon, pour l'instant, aucune mort n'est à déplorer, les agressions des groupuscules fachistes ont entraîné plusieurs blessés grave, ont donné lieu à plus 500 jours d'ITT, 39 agressions et 2 tentatives de meurtre.

 

Le collectif 69 de vigilance contre l’extrême droite appelle à un rassemblement aujourd’hui

Jeudi 6 juin

à 18h30

Place de la Comédie (devant l’Opéra).

 

Toutes nos pensées chaleureuses vont à sa famille, à ses amiEs, à ses proches et à ses camarades auxquels nous exprimons toute notre solidarité.

 

 

 


 
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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 19:14

afficheantifa.jpg

 

Un peu partout l’extrême droite revient en force avec un allié de taille: la crise du capitalisme. Au même rythme que sous le gouvernement Sarkozy s’accumulent les expulsions, les lois et mesures discriminatoires et sécuritaires. Et les classes populaires font face à une offensive sécuritaire et raciste de grande ampleur qui menace leurs droits, libertés et acquis sociaux.

 

Le droit de vote des étrangers est repoussé, la chasse aux sans papiers continuent et les militants homophobes défilent paisiblement dans les rues sans être inquiété par une police toujours aussi complaisante.

 

C’est dans ce contexte que la plupart des organisations réactionnaires continuent à vociférer leurs haines. Et pour le Bloc Identitaire, groupuscule d’extrême droite, de continuer de vouloir installer son discours raciste et nationaliste. A Toulouse, même impliqué dans plusieurs agressions dont celle ultra violente d’un étudiant place Arnaud Bernard, il tente à nouveau d’organiser la marche de la « fierté toulousaine » du 8/9 juin. Cette date, censée commémorer une bataille en 721 contre « l’envahisseur arabe » est pour eux, une référence à la soit disant islamisation de la France ainsi qu’à la reconquête du pays par les « français ».

 

Nous ne devons pas les laisser s’approprier cette date ! Nous réaffirmons qu’il n’y a aucun avenir dans le racisme et le chauvinisme ! Nous devons continuer à combattre l’extrême droite et tous ceux qui tentent de s’imposer à Toulouse ou ailleurs.

 

Nous devons faire vivre un antiracisme/antifascisme fort qui sera à même de construire l’unité entre tous pour enfin se débarrasser des véritables problèmes : le chômage, l’exploitation, les politiques racistes et sécuritaires.

 

Nous appelons tous les antiracistes et antifascistes de Toulouse et d’ailleurs à participer à la manif du samedi 8 juin dès 14h place Arnaud Bernard pour crier haut et fort « Contre le racisme, offensive métisse et populaire ! »

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27 mai 2013 1 27 /05 /mai /2013 19:11

Dégradations à Toulouse: l'extrême droite se balade

Communiqué de l’Union Antifasciste Toulousaine du 25/05/2013.


Dans la nuit du Mercredi 15 au Jeudi 16 Mai, plusieurs lieux faisant vivre la solidarité et la culture alternative ont été dégradés. Des racistes ont tagué le Biératorium, tenté de briser les vitres du Communard, et salit les locaux de la CNT Vignoles avec des tags aussi pitoyable que "White  pride" et des dizaines de croix celtiques – croix que nos nazillons affectionnent particulièrement pour symboliser leur appartenance à la haine.

 

On peut dire sans trop de risques que c’est toujours la même équipe d’individus, allant du Bloc Identitaire aux Jeunesses Nationalistes, en passant par quelques hooligans. Équipe déjà responsable  de plusieurs attaques, notamment contre le Communard et les commerces de la place Arnaud Bernard.


On se souvient de leur expédition raciste dans le quartier populaire d’Arnaud Bernard, ayant entrainé l’hospitalisation d’Andrés. Dans un autre registre, le local "Le Chat Noir" de la CNT a déjà subi des dégradations que les Jeunesses Nationalistes aiment à immortaliser sur Facebook comme une "action" pour prouver que "Toulouse est à eux". Action aussi pitoyable que leurs activités sur Toulouse.


A ces faits nous pouvons ajouter les menaces qu’ont subi, durant la même semaine, plusieurs militants des milieux d’extrême gauche. Tentatives d’intimidation (sans effet) des militants qui luttent pour la solidarité et contre le racisme et l’homophobie.


Tout cela nous rappelle que nous devons rester vigilants contre l’extrême droite car le fascisme n’a pas besoin de local pour continuer à nuire dans notre ville. La lutte antifasciste doit être une lutte quotidienne  car le fascisme gangrène tous les jours notre ville et nous devons lui opposer une résistance et une combativité quotidienne! Tant que le capital sera debout le fascisme sera là pour détourner les colères.


Nous ne lâcherons rien, rendez-vous le 8 juin pour se rappeler que le fascisme se combat dans la rue.


Union Antifasciste Toulousaine

Contact: antifa.toulouse@gmail.com

http://unionantifascistetoulousaine.wordpress.com

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:29

Les défilés d’extrême droite du 12 mai 2013 : entre tension et désillusions

Publié le 15 mai 2013
par REFLEXes

Batskin a beau brailler tant qu’il peut sur ses vidéos et multiplier les affiches annonçant d’obscurs groupuscules à sa manifestation, la mobilisation et l’unité des premiers défilés ont bel et bien disparu ! On est très très loin de « l’Union sacrée des patriotes français » qu’annonçait la banderole de tête !!

 

cortege-de-tete.jpg

 

Comme chaque année, c’est d’abord l’État français qui a rendu hommage à Jeanne d’Arc, avant que ne se succèdent les différents groupuscules nationalistes radicaux. Mais l’extrême droite n’était pourtant pas loin, puisque, du trottoir, le Chœurs Montjoie Saint-Denis devaient assurer l’animation musicale : hélas, les Chœurs ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes, et Jacques Arnould n’avait réussi qu’à rassembler… trois chanteurs autour de lui !

Après quelques hymnes à Jeanne d’Arc et le tube « En passant par la Lorraine », ils ont tenté une Marseillaise, reprise par l’Union nationale des parachutistes, malheureusement de façon asynchrone : le résultat était assez pénible à l’oreille. À noter que, pendant la commémoration, aux alentours de 9h20, Serge Ayoub a fait une apparition, fièrement campé sur son scooter bleu layette, suivi de ses sbires en voiture : la police les a fait rapidement dégager.

 

Côté nationaliste, le bal a été ouvert par L’ Œuvre française et les Jeunesses nationalistes, qui après avoir défilé en 2012 au côté du « Beau Serge » ont préféré cette fois quitter le navire, les JN et Gabriac s’étant fâchés avec Ayoub, comme pas mal de monde dans le milieu nationaliste ces derniers temps. Il faut dire que les récentes déclarations de ce dernier sur Facebook n’incitent pas beaucoup à l’unité et la franche camaraderie puisqu’il n’hésitera pas à traiter l’ Œuvre française de « ramassis de triso » ou mieux encore « d’auxiliaires de police, de petites balances ».

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Malgré une présence non négligeable de militants (une petite centaine) et la sortie de leur tout nouveau SO officiel, dénommé Première ligne (1L) et dirigé par Jérôme Guigue [1], les JN étaient fébriles, pour ne pas dire tendus par l’éventualité de croiser les troupes de Batskin.

 

Premiere-ligne-9mars2013.jpg

9 mars 2013, 1re apparition officielle du SO « Première Ligne », pour le concert des JN avec Trouble Makers et Goldofaf, salle du Clos-des-Plaines à Saint-Laurent d’Oingt dans la région lyonnaise [2]

 

Après le discours inaudible des deux chefs (pour cause de travaux dans le quartier, qui couvriront le pauvre mégaphone), toute la fine équipe est partie au banquet organisé non loin de là.

 

C’était ensuite au tour de L’Action française de prendre possession des lieux, avec là aussi un SO conséquent. Il faut dire que les échanges entre l’« Inaction française » et Ayoub l’année dernière avaient été assez tendus, et les royalistes avaient préparé quelques arguments frappants en cas de nouvelle discussion houleuse. La tension monta d’un cran dans leur rang quand le premier cortège en provenance de la place de la Madeleine (lieu de rendez-vous pour le défile de Ayoub) fit son apparition… Il s’agissait du Renouveau français, qui là aussi avait décidé de faire cavalier seul par rapport aux années passées. Le cortège, emmené par leur chef Thibault de Chassey semblait s’être un peu étoffé par rapport aux années précédentes, mais restait bien maigre, alors même que la veille se tenait leur Ve Congrès Nationaliste. Le RF s’est illustré par ses slogans un peu old school avec le fameux « Terroristes à mort, Immigré Dehors », tirés des paroles du groupe RAC des années 1980 Légion 88 !

 

Le cirque « Pinder » en tournée


Après les amuses bouches, le plat principal arrivait, à savoir la manif « unitaire » de Serge Ayoub. Première surprise, si la Nouvelle droite populaire ouvrait la marche, il n’y avait plus de cortèges séparés comme les années passées, ce qui nous priva du spectacle habituel de mini-groupuscules de sept ou huit boneheads tenant leur pauvre banderole. On a donc eu droit à une manif assez bordélique, avec des banderoles dans tous les sens, sans grande cohésion. Et malgré les rangs des JNR qui s’étaient étoffés numériquement, il était difficile à Ayoub de cacher la misère … Ils étaient bien moins nombreux que les années passées, et cela malgré la présence des belges de Nation et de Nationalistes autonomes flamands (Ayoub s’étant fâché avec les NA français en 2012 en les traitant de punk à chien !). Un constat s’impose, et cela ne tient pas uniquement à la présence de groupes comme le Picard Crew : la manif de Batskin ressemble de plus en plus à un simple rassemblement de skins fafs. La bande son, passant allègrement de Laibach à Joy Division avec du Jean Ferrat perdu au milieu, renforçait allègrement l’image bordélique du défilé nationaliste.

 

Au rayon des absents, outre Pierre Vial de Terre & Peuple, malade [3], il n’y avait aucune trace d’un cortège du GUD. Si l’année passée, malgré les tensions entre le GUD version Klein et Ayoub autour de la commémoration du 9 mai, les petits rats noirs avaient défilé, l’énième avatar du GUD passé en partie sous la coupe des JN n’avait pas jugé bon de se montrer. On a néanmoins aperçu quelques têtes lyonnaises, dont Steven Bissuel, perdues dans le cortège du RF et celui d’Ayoub. Et sans vouloir tirer sur l’ambulance, puisque l’on parle des absents, l’appel du Mouvement national républicain (MNR) aura été entendu et déplacera les foules, puisque UN membre sera présent : Roland Curtet [4] qui tiendra la banderole de l’ « Union des patriotes »

 

Les « pochettes surprises »


Cette année encore, les chefs se sont succédé à la tribune pour la traditionnelle séance des discours, le tout orchestré par Hugo Lesimple (Ex-GUD Paris et bras droit de Ayoub à Troisième Voie et Salut Public). La petite surprise est venue cette année de la présence de Richard Roudier (ex-Bloc Identitaire et désormais Réseau Identitaire depuis son départ/éviction du BI à l’été 2012) dont le discours, dans le plus pur style « Ma vie mon œuvre », barba rapidement son auditoire. Bien entendu c’est un Serge Ayoub surexcité qui cloturera les interventions, avec le discours qu’on lui connait maintenant : très « anti-système », très « résistants face au pouvoir », mais tout en expliquant qu’il a balancé les Femen à la préfecture de Police le matin même [5], et surtout en envoyant ses JNR faire le coup de poing avec certains des militants présents qui voulaient en découdre avec les Femen. Là encore, quel recul en à peine un an, quand on se rappelle qu’au dernier 9 mai c’était face aux gendarmes mobiles et au SO de l’Action Française qu’Ayoub avait aligné ses « troupes », aujourd’hui c’est pour taper leurs manifestants jugés un peu trop excités !!

Comme cette journée s’achèvera en musique avec un concert (qui pour la 2ème fois consécutive se tiendra aux Caves Saint-Sabin à deux pas de la place de la Bastille), nous nous permettons à notre tour d’apporter une petite touche musicale avec la vidéo suivante, co-réalisée avec nos camarades de La Horde


REFLEXes http://reflexes.samizdat.net , contact : reflexes(a)samizdat.net

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[1] Nouvelle structure au sein de l’ Œuvre française, « 1L » aurait tenu son premier camp en avril dernier dans la région lyonnaise, et agi sous la responsabilité de Jérôme Guigue, qui en tant qu’ancien responsable du DPS, a toutes les qualités requises pour ce poste. Bien que sa présence n’empêche nullement Gabriac de se faire interpeller à chaque fois qu’il pointe le bout de son nez quelque part, comme le montrent les photos suivantes (cerclé, J. Guigue) :

Guigue-600dpi.jpg

Lyon le 17 avril, tentative d’occupation du siège du PS du Rhône. 2 jours plus tard débriefing à la sortie de la garde-à-vue de Gabriac. Puis le 5 mai à la Manif pour Tous, où Gabriac est tout bonnement expulsé du cortège par le SO.

[2] c’est cette salle déjà qui avait accueilli en catastrophe le Forum de la Nation en février dernier après que la salle réservée à cet effet fut redécorée à coup de cocktail molotov

[3] il est d’ailleurs intéressant de noter que la défection d’un P. Vial a suffit à l’absence totale de cortège et banderole de Terre & Peuple, démontrant là que la participation de certains collectifs à cette manifestation tient bien plus à une décision personnelle qu’à une adhésion de leurs membres

[4] membre du Bureau national du MNR et secrétaire départemental de Paris, ce dernier est bien connu des militants antifascistes parisiens puisqu’il était déjà présent au sein du FN lorsque qu’une vaste opération de « nettoyage » fût lancée sur les marchés parisiens dans les années 90. R. Curtet trainait avec ses sbires sur celui de Pyrénées dans le XXe, quartier où il réside.

[5] en effet leur intervention n’était pas une surprise pour tout le monde, puisque le site Nouvelles de France annonçait la veille au soir (mais à 23h50 il est vrai) avoir repéré les militantes Inna et Oksana réservant une chambre à l’hotel Régina. Cela n’aura aucune conséquence, et elles arriveront par cette action à retarder de presque une heure l’arrivée du cortège devant la statue de Jeanne d’Arc, rendant totalement hystérique un Serge Ayoub beuglant des ordres à des militants plus occupés à regarder les Femen qu’à vouloir « occuper la rue !! »

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:26

A noter la présence du Gud et des identitaires pour un hommage à Saint Jean à cet illuminé d'extrême-droite ...

 

Dominique Venner, le père de l’extrême droite moderne, s’est suicidé

Dominique Venner s'est suicidé, mardi 21 mai, à Notre-Dame-de-Paris, à l'âge de 78 ans. Peu connu du grand public, ancien soldat perdu de l'Algérie française ayant renoncé à l'activisme au milieu des années 1970, il demeurait une figure influente et emblématique de l'extrême droite française ainsi qu'une référence pour plusieurs générations de ses militants.

Dans l'un de ses derniers ouvrages Le Choc de l'histoire (Via Romana, 2011), celui qui se définissait comme un "historien méditatif" évoquait volontiers sa fascination pour les écrivains tels Henry de Montherlant, Pierre Drieu La Rochelle ou Yukio Mishima, qui se sont donné la mort. Evoquant le suicide de Mishima, il avait indiqué que ce geste "se voulait une protestation contre l'indignité où avait sombré son pays".

Cette thématique revenait de manière insistante dans ses écrits récents, notamment sur son blog. "Il n'y a pas d'âge pour s'indigner autrement qu'en paroles, mettre sa peau au bout de ses idées et témoigner pour l'avenir", déclarait-il en 2011, évoquant le suicide d'un jeune phalangiste espagnol s'estimant trahi, au début des années 1970,  par le franquisme vieillissant.

Une lettre lue sur Radio Courtoisie

Son acte semble vouloir s'inscrire dans cette logique du "sacrifice politique", à en croire une lettre qu'il aurait laissée aujourd'hui à ses amis de Radio Courtoisie et qu'a lue un autre militant d'extrême droite, Bernard Lugan, à l'antenne, juste après l'annonce de sa mort. "Je me sens le devoir d'agir tant que j'en ai encore la force. Je crois nécessaire de me sacrifier pour rompre la léthargie qui nous accable. Je choisis un lieu hautement symbolique (...) que je respecte et j'admire. Mon geste incarne une éthique de la volonté. Je me donne la mort pour réveiller les consciences assoupies. Alors que je défends l'identité de tous les peuples chez eux, je m'insurge contre le crime visant au remplacement de nos populations." Comprendre l'immigration.

Dominique Venner a également publié un ultime post de blog intitulé "La manif du 26 mai et Heidegger", où il explique que les manifestants anti-mariage gay ne peuvent ignorer "la réalité de l'immigration afro-maghrébine". "Leur combat ne peut se limiter au refus du mariage gay", indique-t-il.

La réaction de Marine Le Pen

Marine Le Pen a en tout cas saisi le message de Dominique Venner, en déclarant sur Twitter : "Tout notre respect à Dominique Venner dont le dernier geste, éminemment politique, aura été de tenter de réveiller le peuple de France." Elle le complètera vingt minutes plus tard par : "Il n'en demeure pas moins que c'est dans la vie et l'espérance que la France se redressera et se sauvera."

Dominique Venner a joué un rôle majeur à l'extrême droite. Il fonde en 1954, avec Pierre Sidos, Jeune Nation. Ce mouvement est très en pointe dans le combat pour l'Algérie française. Il se fait dissoudre le 15 mai 1958. Ses militants rejoindront l'OAS. Dominique Venner et Pierre Sidos seront incarcérés.

Source: les Rats Maudits

En 1963, à sa sortie de prison, il fonde le mouvement Europe-Action qui aura une influence déterminante sur la Fédération des étudiants nationalistes (FEN), la matrice dont sortira Occident. Déjà à cette époque Dominique Venner exerce un magistère intellectuel sur de futurs cadres de l'extrême droite de la fin des années 1960, qui se nomment François d'Orcival, Alain Madelin, Alain Robert, Xavier Raufer ou encore Gérard Longuet.

"Les textes dont il est l'auteur ou l'inspirateur principal réactualisent de fond en comble la théorie et la stratégie d'un nationalisme révolutionnaire qui tourne la page de l'époque coloniale et s'élargit à l'Europe", peut-on lire dans Les Rats maudits un livre collectif écrit par des militants étudiants d'extrême droite.

"Célébration des racines et du sang"

Venner rédige en effet à cette époque deux manifestes fondamentaux, Pour une critique positive et Qu'est-ce que le nationalisme ?, dont le propos est de changer le logiciel de l'extrême droite après les défaites essuyées en 1945 et en Algérie. Anticommuniste viscéral mais fasciné par l'efficacité des méthodes léninistes, Venner tentera de les adapter à sa propre famille de pensée.

"Ethique de l'honneur et dépassement de soi, célébration des racines et du sang, camps-écoles, feux de solstice, toute une culture se met en place à cette époque", résument ces héritiers. Il est vrai que, païen pratiquant, Venner a considéré très tôt la nécessité pour son courant de revenir "aux sources de l'identité européenne", celle d'avant l'ère judéo-chrétienne.

Tout récemment encore, il expliquait que "le christianisme n'était pas une religion identitaire, mais universaliste". Ce qui, à ses yeux, ne posait pas problème tant que les Européens dominaient le monde. "Depuis la deuxième partie du XXe siècle, ajoutait-il, ils sont dominés. Devant ces épreuves, une religion universelle ne leur apporte aucun secours collectif."

Cette pensée a essaimé. Tout d'abord avec le GRECE dont le mouvement scout Europe Jeunesse a repris en clin d'oeil le symbole du casque spartiate, cher à la FEN.  Et jusqu'à aujourd'hui avec le Bloc identitaire qui se réclame de Dominique Venner.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 10:22

Voici un article tiré du blog "Droites-Extrêmes" sur le Printemps Français.

 

A noter qu'une soirée "Printemps Français" a été organisée à la Traboule par les identitaires  le 17 mai dernier...

Encore un argument démontrant la dangerosité de ce mouvement.

 

Le Printemps français joue à « l’armée secrète »

C'est un communiqué qui vient d'être publié sur le site du Printemps français, la branche radicale des opposants à la loi Taubira. Il se baptise "Ordre du jour numéro un", à la manière d'une armée secrète.

Prenant acte de la promulgation, samedi 18 mai, de la loi sur le mariage pour tous, ce texte se veut le manifeste fondateur d'une "nouvelle résistance" . "La France est actuellement soumise à des forces qui veulent l'asservir entièrement. La bataille ne fait que commencer. Elle se prolongera jusqu'à la victoire."

"A l’aube de ce combat, des partis politiques annoncent déjà leur collaboration avec le pouvoir idéologique, en affirmant faussement que la loi Taubira ne pourra pas être abrogée. En se plaçant dans le camp ennemi, ils se désignent eux-mêmes comme des adversaires", écrivent les auteurs du texte, visant assez explicitement l'UMP.

 

"Tenus pour cibles"

S'ensuit la proclamation exaltée suivante: "Le Printemps français énonce donc que seront tenus pour cibles : le gouvernement actuel et tous ses appendices, les partis politiques de la collaboration, les lobbies où s’élaborent les programmes de l’idéologie et les organes qui la diffusent."

La déclaration s'achève par : "Cet ordre du jour est immédiatement exécutoire."

Ce texte intervient dans un climat de forte tension, y compris au sein de la mouvance anti-mariage gay et à quelques jours de la grande manifestation du 26 mai, à Paris. Dernier exemple en date de ces antagonismes: la colère provoquée dans les franges les plus radicales par les déclarations de Frigide Barjot après le suicide de Dominique Venner. Voulant distancier son mouvement de ce geste, la porte-parole de la Manif pour tous a parlé d'un acte émanant de quelqu'un d'"un peu dérangé". "Dominique Venner fait partie d'une minorité infime, à la marge [qui veut] des actes violents, des actes forts, ils disent que nous faisons des manifs gentillettes", a-t-elle déclaré mardi 21 mai sur RTL.

Dans la veine de son communiqué ordre du jour, le Printemps français envisage de manifester jeudi ou vendredi devant le siège du Grand-Orient à Paris.

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 06:47

Le GUD Lyon encore impliqué dans une agression raciste

 

Dans la nuit du vendredi 17 au samedi 18 mai, une nouvelle agression raciste a eu lieu dans le centre ville de Lyon.

Les faits se sont produits au niveau du square Pelloux dans le 3ème arrondissement.

Deux couples qui rentraient à vélo se sont fait abordés par plusieurs jeunes : insultes racistes puis pluie de coups sur les 4 personnes.

Le bilan est sérieux puisqu'une des personnes agressées s'est vu prescrire 15 jours d'ITT.

 

Et qui retrouve-t-on une nouvelle fois derrière cette agression raciste ?

 

Des membres du groupuscule d'extrême-droite dirigé par Steven Bissuel, le Gud Lyon.

Le même jour, déjà un membre du Gud avait été interpellé par les forces de l'ordre lors d'un énième rassemblement non autorisé contre la loi offrant la possibilité aux couples de même sexe de se marier (voir captures d'écran).

Et ce n'est pas la première fois puisque l'on retrouve officiellement ou officieusement ces nazillons sur presque toutes les affaires d'agressions verbales ou physiques sur Lyon depuis quelques mois (voir article du site ReflexEs : http://reflexes.samizdat.net/spip.php?article495).

 

Nous attendons avec impatience la réaction d'Albert Dourte, Directeur de la Sécurité Publique du Rhône, qui n'avait pas hésité le 10 mai dernier à tenir des propos complètement hors de la réalité lyonnaise en comparant le rassemblement antifasciste du 9 mai aux exactions d'extrême-droite sur la ville.

Que pense-t-il de cette nouvelle agression ? S'agit-il là aussi d'une guerre des extrêmes ?

 

Faut-il rappeler une nouvelle fois la réalité des faits ?

Depuis 2010, le collectif a répertorié une quarantaine d'agressions et environ 500 jours d'ITT ; et encore beaucoup d'agressions ne font pas l'objet d'une plainte ou d'une enquête.

 

Faut-il rappeler l'inconscience des pouvoirs publics qui n'ont pas hésité le 9 mai dernier, à laisser deux rassemblements fascistes non-autorisés se dérouler (dont un de ce fameux Gud Lyon) ?

 

Jusqu'à quand ces groupes sous couvert de patriotisme, de nationalisme ou de liberté d'expression pourront-ils polluer nos rues d'actes racistes, homophobes, sexistes et violents ?

 

CV69

 

 

Source : Mlyon ; le Progrès, Site internet ReflexEs

 

Mise à jour : un des accusés reste en préventive jusqu'au 20 juin jour du procès.

Une délégation du GUD était présente au tribunal hier (dont notamment Steven BISSUEL).

 

 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:10

Le GUD Lyon : Le rat des villes porteur de peste brune

Le GUD Lyon créé durant l’été 2011, entendait reprendre le flambeau du syndicalisme étudiant, version nationaliste, dans les universités lyonnaises. Le créneau était laissé à l’abandon depuis la disparition en 2003 de l’UDEL [1], émanation locale du GUD à l’époque. Cette nouvelle version a la particularité d’avoir été fondée à l’origine non pas par un étudiant mais par un lycéen, Steven Bissuel, nouveau venu dans le milieu nationaliste lyonnais. Le « come-back » des rats noirs ne fut pas du goût de tout le monde et en premier lieu de l’Université Lyon III qui refusa de reconnaître l’organisation comme une association étudiante.

 

La première année d’existence se fera sous l’influence d’Alexandre Gabriac, chefaillon des Jeunesses Nationalistes, lui-même parrainé par Yvan Benedetti nouveau gourou de la secte Œuvre Française depuis la retraite de son fondateur Pierre Sidos. Le GUD ressemble alors à une sous-division des Jeunesses Nationalistes et généralement là où l’on trouve les JN on trouve souvent le GUD.

Septembre 2011. Retour de Bruno Gollnisch à Lyon III : Alexandre Gabriac avec une minerve, Steven Bissuel avec un casque à la main et Yvan Benedetti à l’avant de profil.


Affirmant au départ s’impliquer dans les problématiques concernant les universités et laisser de côté l’agitation de rue, les petits rats ne se sont pas très longtemps tenus à leurs belles promesses électorales, passant plus de temps à foutre le bordel dans les rues lyonnaises qu’à arpenter les couloirs des facs. De par son action, le GUD est rapidement apparu comme un énième groupuscule nationaliste, leurs « campagnes » et actions versant dans la démagogie et le populisme larvé :

  •  Une « action » de nettoyage des marches de la Cathédrale Saint-Jean. Bon prétexte pour se prendre en photos en train d’effacer des tags antifascistes.
  •  Une campagne contre la hausse des contraventions de stationnement.... On a les combats qu’on mérite.
  •  Un peu de tapage autour de l’organisation d’une milice pour partir à la recherche du « violeur du 8ème » et se positionner en tant que protecteur de ces dames... Comble du comble quand on sait qu’un des leaders, « Malko » sur lequel on reviendra plus loin, fût poursuivi en justice, alors qu’il était mineur, pour agression sexuelle. Bref, l’occasion idéale pour se balader armé et agresser ceux dont la tête ne leur revient pas.

Un militantisme de bas étage qu’ils tentent de compenser par l’organisation de conférences. On retiendra celle du 9 février 2013 sur le thème « Offensive Mondialiste et Résistances identitaires » [2] avec des animateurs de Casapound et celle sur « les indo-européens » menée par le gréciste Jean Haudry dans les locaux de Terre & Peuple en octobre 2012.

 

Si l’on doit juger le GUD sur ce que ses têtes arrivent à produire, on ne peut faire l’impasse sur la sortie en février 2013 de leur « journal » mensuel nommé Le Rat Libéré. Un journal qui ressemble en partie plus à une suite de tracts d’auto-promotion qu’à des articles traitant de sujets de fond. Après un édito original les présentant comme les sauveurs de la France, voire de la civilisation européenne, s’enchaînent des « articles » présentant tour à tour le GUD, l’UDJ (vitrine légale du GUD à l’université) et l’ULN (section lycéenne). Viennent deux brèves sur la mobilisation contre le « mariage pour tous » et l’intervention militaire française au Mali, un article de conseils sur la garde à vue et une page promo des activités et du merchandising gudard. Le plus intéressant se trouve dans les sites internet dont ils conseillent la consultation, avec entre autre celui du MAS, de Terre & Peuple et du Blood & Honour Hexagone. Enfin, la Kulture est abordée par la présentation du vieux groupe de RAC lyonnais Frakass et une interview pas anodine de Renaud Mannheim [3] chanteur du groupe de RAC lyonnais Match Retour, fondateur de Lyon Dissident, de 3ème Voie Lyon et ancien du Blood & Honour Lugdunum. La feuille de chou se termine par une BD au dessin enfantin et à l’humour antisémite. On tient alors entre ses mains un outil de propagande caricatural d’une frange nationaliste jouant la surenchère de la radicalité, sans réelle stratégie politique et ni assise idéologique. La finalité étant pour eux de s’affirmer comme les seuls vrais rebelles à la « matrice ».

 

Proches de différents groupuscules le GUD est par ailleurs en lien avec l’Artam-Brotherhood, groupuscule néo-nazi, que Fafwatch Rhône-Alpes présente ainsi : Artam-Brotherhood est une jeune organisation néo-nazie implantée dans la Loire, la Franche-Compté, la Haute-Savoie et la Suisse-Romande. Elle est le fruit de relations entretenues depuis un certain nombre d’années entre l’UNIF acronyme d’Union Nationaliste et Identitaire Française, (groupuscule présent dans la Loire, le Var et la Haute-Savoie et dont l’activité principale est l’organisation de camps de cohésion et d’entraînement à caractère militaire) et de jeunes néo-nazis de Neuchatel, Genève et leurs environs.


 

Faux syndicat étudiant, faux hooligans, mais vrais chiens fous

Certains quartiers de Lyon sont depuis le mois de décembre 2012 le théâtre d’agressions et de violences quasi hebdomadaires. Il est prématuré d’affirmer que toutes sont le fait des gudards mais la plupart semblent en porter la marque. La presse locale, elle, se focalise sur le milieu hooligan depuis plusieurs mois. Il est vrai que lors de certaines agressions leurs auteurs se sont revendiqués de ce milieu à grand renfort de slogan "Lyon ! Lyon ! Hooligan !!". Pour autant le slogan ne fait pas le hooligan. Et si l’on regarde de plus près les modus operandi, on s’aperçoit très vite qu’on est bien loin d’un certain code d’honneur soi-disant existant dans le milieu hools. D’aucun irait tirer une fierté à agresser les clients d’un bar, à une heure tardive, au seul prétexte que celui-ci, ou sa clientèle, soit étiquetée de « gauche ». Il n’y a pas beaucoup d’honneur à s’en prendre à des lieux et des personnes à des heures où ces courageux petits guerriers ne risquent pas de tomber sur une grande opposition. Jusqu’à preuve du contraire, les hooligans favoriseraient les affrontements entre eux et dans l’idéal à l’abri des regards indiscrets. Il semble que certains apprentis fascistes et postulants hooligans aient décidé de prouver leur bravoure et leur valeur à moindre frais, pour eux.

 

Après les identitaires et les néo-nazis de Lyon Dissident-Bunker Korps Lyon, la tendance de ces derniers mois laisse entendre que ce soit au tour du GUD de fricoter avec le milieu indépendant de Gerland. Le 20 septembre 2012, le GUD fait parler de lui avec une session de collage d’autocollants dans le virage sud pendant le match d’Europa League contre le Sarta Prague. Peu au goût des leaders de Lyon 1950, le groupe d’ultras de la curva sud publie dans la foulée un communiqué pour le moins clair et explicite :

 

En février dernier, lors des affrontements entre hools lyonnais et supporters des spurs, l’un des trois interpellés était membre du GUD Lyon [4] et de la Mezza Lyon, firm fasciste active depuis 5 ans environ [5] .

 

Bien loin du « gentleman fasciste » des débuts, l’image que veut se donner le GUD ne souffre plus de doutes. Ils se veulent gros bras et violents. Les tractages se font casques à la main et comme on a pu l’apprendre dans le cadre de l’Opération Lyon Propre ils aspirent clairement à insuffler un climat de peur contre tout ce qui peut être plus ou moins « de gauche » au sein de l’Université Lyon III, et dans la rue d’une manière générale. Une stratégie poussée à son paroxysme ces derniers mois.

 

Un GUD Lyon à deux neurones


Jusqu’à l’autonome 2012, Steven Bissuel était le leader charismatique [6]] du groupuscule nationaliste. Les choses semblent avoir changé et l’arrivée dans les troupes d’une vieille connaissance du milieu fasciste lyonnais n’est peut-être pas étrangère au regain d’actions violentes que connaît la capitale des Gaules. Depuis, le GUD Lyon compte parmi les siens "Malko", de son vrai nom Jonathan Chatain, habitant actuellement Tarare (ouest lyonnais), 24 ans et dans tous les mauvais coups depuis ses 17 ans au moins. Un personnage au passé lourd, fait de plusieurs passages au tribunal, pour des faits de violences, dont certains liés à sa passion.... du hooliganisme.

La Young Army Lyon avant une rencontre forestière, Malko en second plan


Proche de la Mezza Lyon, membre de la Young Army Lyon, firm spécialisée dans les fights dans les bois, il a été un leader des jeunes hooligans nationalistes lyonnais pendant de nombreuses années. Il était également membre d’une bande nommée Section Saint-Jean (2008-2011 environ), prétendant déjà à l’époque faire régner leur loi dans le quartier du même nom. En 2010, il s’était lancé dans la production d’autocollants footballo-politiques pour le moins explicites comme on peut le voir dans cet article du collectif Article 31 sur Rebellyon. Son goût pour la propagande ne l’a pas quitté puisqu’il est le diffuseur de différents autocollants récemment apparus dans les rues :

 

Porteur pendant 6 mois du bracelet électronique [7] , il fût en détention préventive pendant un an dans le cadre de l’instruction sur la violente agression de sympathisants libertaires le 15 janvier 2011 à la sortie d’un concert à Villeurbanne. Il fait partie des quatre accusés principaux de cette agression. Cette épée de Damoclès ne l’a pas empêché le 27 septembre 2012 de participer (mener ?) à une action d’intimidationau siège du Parti Communiste dans le 3ème arrondissement de Lyon lors de laquelle il fût interpellé. Une véritable tête brûlée, habitué du Bunker Korps Lyon et petit protégé de Renaud Mannheim qui lui promettait sur facebook quelques jours avant son incarcération en février 2011, de l’emmener en Allemagne dès sa sortie de prison pour assister à un concert du groupe RAC Katégorie C [8].

C9M 2010 à Paris. « Malko » tout a gauche avec casquette blanche en compagnie des néo-nazis du Bunker Korps (Lyon) et du Radikal Korps (Franche-Comté).

 

Auréolé d’un passé sulfureux et d’une solide réputation, "Malko" semble être devenu le leader, si ce n’est officiel, naturel du GUD Lyon. Ses contacts et liens avec le milieu hooligan, même si a priori il ne s’y implique plus, en font le relais idéal avec le GUD. On peut imaginer les yeux émerveillés de ses petits camarades lorsqu’il leur raconte ses frasques dans les bois et l’envie d’en être qu’il doit ainsi susciter chez eux. Il n’est pas étonnant que certains, parfois très jeunes, militants et sympathisants entendent donc faire partie du milieu hools et en revendiquent l’appartenance lors de leurs agressions.

 

Entre « Malko » et Bissuel on peut se demander qui mène vraiment la troupe, et les orientations très musclées du GUD ont déjà eu pour conséquence de créer une légère distance avec Alexandre Gabriac. L’action sans concession oui, mais le monsieur n’a certainement pas envie de passer pour plus bourrin encore qu’il ne peut l’être déjà en s’accoquinant avec une bande partie pour faire tout et n’importe quoi, et avec un leader dont le futur à de fortes chances de s’écrire derrière les barreaux d’une cellule. D’ailleurs pour eux qui aiment tant les héros et les martyrs, voilà un postulant de premier choix.

 

Des rats dans les pas des grenouilles de bénitiers


Le GUD Lyon est le groupuscule qui a le vent en poupe depuis plusieurs mois, comptabilisant presque une cinquantaine de membres encartés. Ce qui n’est pas rien il faut le reconnaître et plutôt inquiétant au regard de l’âge de ses membres. La mobilisation contre le « mariage pour tous » a offert un tremplin médiatique que les gudards ont largement utilisé, comme d’autres mouvances nationalistes, mais avec plus de succès, leur nom étant régulièrement cité dans les médias. Une exposition liée aux violences auxquelles ils ont participé leur donnant l’espoir que quelque chose est en train se jouer. Un fantasme du 6 février 1934partagé avec d’autres courants nationalistes, qui leur confère un sentiment d’impunité et les pousse à mener des actions quasi quotidiennes dans le sillage ou non des manifestations du label « manif pour tous ». Ils participent à la radicalisation du mouvement et en profitent pour attirer à eux les plus radicaux des militants nationalistes et notamment des plus jeunes en manque de reconnaissance et d’adrénaline.

 

Cette escalade dans la violence se finira mal et certains militants du GUD sont déjà dans le collimateur des autorités suite à certaines violentes agressions, notamment dans le quartier Saint-Jean, les semaines passées.

 

Chronologie non-exhaustive des actions plus ou moins violentes impliquant le GUD Lyon ces derniers mois :

 

  •  26 Septembre 2012 : Intimidations au siège départemental du Parti Communiste par trois gudards.

 

  •  20 Février 2013 : Affrontements avec des supporters de Tottenham, trois personnes arrêtées dont un militant du GUD et membre de la Mezza Lyon.
  •  8 mars 2013 : Provocations de quelques jeunes fascistes en marge de la marche non-mixte au moment de son passage dans le quartier Saint-Jean.
  •  15 mars 2013 : Agression dans le Vieux-Lyon à proximité de la place Saint-Jean, cinq personnes attaquées par une dizaine de fascistes dont au moins un membre du GUD Lyon.
  •  28 mars 2013 : Manifestation d’ « anti-mariage pour tous » place Bellecour, GUD, JN et Rebeyne ! main dans la main.
  •  30 mars 2013 : Agression dans le Vieux-Lyon, trois personnes blessées, quatre personnes arrêtées, trois poursuivies et actuellement en détention provisoire en attente de leur procès. Au moins un militant nationaliste sympathisant du GUD.
  •  4 avril 2013 : Environ 500 anti-mariage manifestent aux côtés du GUD, des JN et des identitaires. Un gudard frappe une passantemontrant son hostilité au rassemblement, pas d’arrestation. Le GUD revendiquera sur son facebook être parti en chasse « aux gauches » à la suite du rassemblement.
  •  14 avril 2013 : Environ 5000 anti-mariage dans la rue, une centaine de militants et sympathisants nationalistes, menés par Alexandre Gabriac et le GUD, partent en manif sauvage prenant de surprise la marée-chaussée.



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Cet article est libre de droit, mais nous vous demandons de bien vouloir en préciser la source si vous en reprenez les infos :
REFLEXes http://reflexes.samizdat.net , contact : reflexes(a)samizdat.net

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[1] Union de Défense des Étudiants Lyonnais dont le dernier tractage sur le campus de Bron en septembre 2002 s’était soldé par des affrontements avec des étudiants et avait provoqué la création du Collectif Anti Fasciste Anti Raciste (CAFAR).

[2] Une manière à peine voilée de marcher sur les plates-bandes de Rebeyne ! alors que le GUD ne cesse de se revendiquer nationaliste-révolutionnaire plus que de la mouvance dite « identitaire ». La proximité des gudards avec Terre & Peuple n’y est certainement pas étrangère.

[3] Après avoir été un des leaders néo-nazis sur Lyon notamment au travers du local Bunker Korps Lyon, le monsieur s’est fait beaucoup plus discret depuis plus d’un an. La section 3ème Voie Lyon dont il a été l’instigateur est une coquille vide, si elle n’est pas morte, qui n’exista réellement qu’au travers de quelques taguages et un ou deux tractages. Occupé par la naissance de sa fille durant l’hiver 2011, certainement un peu échaudé d’avoir mouillé son frère dans ses histoires, il se contente de quelques concerts RAC avec son groupe Match Retour comme le 27 avril 2013 par exemple. Son métier de convoyeur de fond, et son passage de Loomis (pour l’anecdote : où il a travaillé avec Toni Musulin) à Prosegur lui ont, on peut l’imaginer, conduit aussi à plus de discrétion.

[4] Le GUD étant suffisamment intelligent pour le revendiquer sur son facebook.... Mais comme on dit les cons ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.

[5] Voir iciet

[6] [blague !

[7] Suite à des condamnations pour des faits de violences liés au hooliganisme.

[8] Puisqu’il allait manquer le concert que Renaud organisait avec Lyon Dissident : http://rebellyon.info/Encore-un-con...

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 15:03

Un meeting néonazi européen dans le Sud de la France, en plein contexte de montée des extrême-droites et de procès des groupes de terreur nazie.

 

Les “Hammerskins” français projettent d’organiser le prochain meeting européen du mouvement Hammerskin Nation à proximité de Perpignan le Samedi 18 et Dimanche 19 Mai 2013. L’élite des néonazis européens a donc rendez-vous en Languedoc-Roussillon, pour 2 journées de haine. Au programme : réunion des cadres et membres du mouvement, rapport d’activité, concert RAC et ratonnades..

 

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Logo de la Hammerskin Nation

 

La Hammerskin Nation, race aryenne et meurtres racistes à travers le monde

 

La fameuse “Hammerskin Nation” fait aujourd’hui encore frémir dans les milieux d’extrême-droite, tant la violence, la détermination et l’organisation dont font acte ses membres sont reconnus.

Cette organisation suprémaciste blanche est née à Dallas aux États-Unis à la fin des années 80 et s’est ensuite développée partout dans le monde. Des “chapitres” sont présents en Australie, Angleterre, France, Suisse, Allemagne, Portugal, Italie et dans plusieurs autres pays.

Gangs de rue néonazis aux USA, impliqués dans de nombreux meurtres et attentats racistes, ce mouvement est le plus structuré au niveau international et développe ses activités dans l’anonymat et la rigueur les plus stricts.

En Europe, le mouvement réunit ses membres régulièrement, tous les 3 mois. Le 18 et 19 Mai prochain, c’est au tour du chapitre français d’organiser les festivités aryennes.

 

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Entraînement au tir avec les Hammerskins

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Les armes qu’utilisent les Hammerskins

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Les Hammerskins se définissent comme des “skinheads”100% NS (NS = National Socialist)

 

 

France HammerSkins : entre organisation de RAC et camouflage local

 

Ce chapitre existe en France depuis 1999. Une première version des Hammerskins, connue sous le nom de Charlemagne Hammerskins, a vu le jour dès 1993, mais l’aventure pionnière s’arrête en 1997 en même temps que la condamnation de son leader Hervé Guttuso.

Aujourd’hui, bien que certains membres soient présents en Île-de-France et d’autres éparpillés sur toute la métropole, la plus grande partie de ses membres sont implantés en Lorraine, plus précisément à Toul. C’est dans cette ville qu’un local a été ouvert et animé par leur membres, la Taverne de Thor. Ce local a accueilli des années durant des concerts de RAC (Rock Against Communism, appelation du rock néonazi), des festivals comme le Hammerfest ou le Fenrirfest et des activités “culturelles” suprémacistes.

 

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2 Hammerskins à la Taverne de Thor à Toul

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Une formation des Hammerskins sur le mouvement Casapound à la Taverne de Thor

 

La Taverne de Thor, rebaptisée Rock’n'Roll Circus, a clôt ses portes à l’occasion de la St-Patrick, plus précisément le 16 Mars dernier, suite à des pressions administratives. Quelques mois auparavant, 2000 militants de la race blanche venus de toute l’Europe avaient participé à un concert RAC, organisé initialement par une des sections allemandes du mouvement. C’est la mobilisation insufflée par les antifascistes qui les empêcha de nuire outre-Rhin, les obligeant alors à se rabattre sur leur plan de secours à Toul. En 2009 un concert des Hammerskins avait déjà eu lieu dans ce local. Plus généralement, l’Alsace et la Lorraine sont des terres d’accueil des néonazis allemands qui y bénéficient d’une moindre attention et vigilance des autorités.

Cette fermeture, même si elle ne coupe que temporairement le chapitre français de la Hammerskin Nation d’une base arrière stratégique, vient marquer le début d’une prise de conscience et d’une mobilisation naissante pour contrer ce mouvement, méconnu et sous-estimé en France, tant par les pouvoirs publics que les groupes et organisations antifascistes et antiracistes.

 

Concert nazi, liens avec le Blood&Honour et concours de “Sieg Heil”

Le concert RAC prévu le Samedi soir par les Hammerskins

Le concert RAC prévu le Samedi soir par les Hammerskins

 

Même si l’affiche n’est ni signée ni siglée par le mouvement, aucun doute que l’initiative est portée par les mêmes néonazis qui prennent en charge la logistique de la rencontre : navettes entre l’aéroport de Perpignan et le lieu, tenu secret jusqu’à l’arrivée sur place des Hammerskins du reste de l’Europe, hébergement, nourriture, etc…

Les groupes de “musique” sont des classiques, ou presque, du répertoire du rock nazi : français avec Frakass (Lyon et Rhône-Alpes), Bordel Boys (Bretagne) et Hold Fast (anciens de Haïs et Fiers, Marseille et Aix-en-Provence) et espagnol avec Mas Que Palabras (Valladolid et Santander).

C’est la première fois que les Hammerskins français organisent un événement comme celui-ci dans le Sud de la France, territoire dont l’activité néonazie est habituellement réservée au Blood&Honour.

Le Blood&Honour est l’autre organisation néonazie internationale, majoritairement tournée vers le développement et la diffusion de la musique néonazie (concerts, production d’albums, hommage aux personnalités du “milieu” comme Ian Stuart, etc…). La section française “Blood&Honour Hexagone”, dirigée depuis peu par Loïc Delboy, est bien implantée dans le Sud de la France, et ce depuis de longues années : 1 à 2 fois par an ont lieu des concerts RAC entre Marseille et Aix-en-Provence. Ces spécialistes de l’organisation de concerts de la haine n’ont rien à envier à leur compatriotes hammerskins, même si, selon l’époque et le pays, la compétition entre ces 2 branches du mouvement néonazi les a mené à s’affronter, s’exclure et parfois s’isoler.

Chez nos voisins helvétiques, ce sont les Hammerskins qui ont créé le malaise dans les rangs serrés de l’Artam Brotherhood, réseau de jeunes nazis en manque de sensations fortes. Ces derniers se sont faits attaqués sur un de leur concert par quelques Hammerskins mécontents de voir ces abrutis discréditer leur valeurs, leurs idées et leur fonctionnement.

 

 

 

Un mouvement dangereux, une réunion à empêcher, des engagements à prendre

 

A propos de leur fonctionnement, la hiérarchie et l’autoritarisme sont LA règle chez les Hammerskins. Rien de surprenant, on a affaire à des fachos, ne nous attendons pas à se prendre des claques en matière d’autogestion et d’auto-organisation ; ces gens là ont besoin de guides et d’ordres pour avancer, pas d’autonomie et d’initiatives !

 

On notera toutefois que les Hammerskins copient la structure sociale de certains gangs de motards (comme les Hell’s Angels avec qui ils entretiennent de bons contacts) :

- les Hang-Around sont les personnes extérieures au mouvement mais sympathisantes ou intéressées qui sont autorisées à participer aux événements larges (comme les concerts) et sont rattachés au Crew 38. Les Hammerskins y font alors un premier tri.

- les Prospect Of The Nation sont ceux qui rentrent dans le mouvement mais ne seront pas des “vrais” Hammerskins avant plusieurs années, années durant lesquelles ils effectueront les tâches ingrates et le sale boulot.

- les Hammerskins, véritables templiers du mouvement, sont autorisés à se tatouer le logo de leur chapitre et peuvent porter le patch officiel.

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Le tatouage arboré par les membres définitifs des Hammerskins, ici accompagné d’un 88 (pour “Heil Hitler”)

 

Ce meeting européen est le temps le plus important pour la construction de leur mouvement à l’échelle européenne. C’est aussi pour le chapitre français l’occasion de se consolider et de poursuivre son activité, 2 mois après leur dernier événement lorrain et la fermeture de leur local en Lorraine.

Ce mouvement nazi n’apparaît pas au grand jour et ne le souhaite pas. “La qualité plutôt que la quantité” est un de leur leitmotiv. A chaque événement nazi organisé par les Hammerskins, les pouvoirs publics semblent pris au dépourvu et découvrir l’inacceptable au dernier moment. En Novembre 2012, le rassemblement de 2000 nazis à Toul a scandalisé, au moins en surface, pouvoirs publics, mairies locales et citoyens.

 

Pourtant, toutes ces informations existent et sont souvent volontairement confinés dans les officines de la DCRI, afin de “ne pas faire de vagues”. Ce discours, selon lequel c’est une mauvaise chose de révéler et d’alerter la population et la société civile sur ces faits, est régulièrement celui tenu par les agents du renseignement et leurs dirigeants. Entre instrumentalisation politicienne et accointances des sphères grises du renseignement avec celles de l’extrême-droite, même la plus radicale, on se demande à quels jeux jouent ces pyromanes ?

Anders Breivik en Norvège, la NSU en Allemagne, les milices fascistes en Hongrie, les assassins de Casapound en Italie.. Nos discrets Hammerskins français ne seraient-ils pas en train de préparer la guerre raciale à l’instar de leur homologues européens et leur collègues du Blood&Honour ? Est-ce qu’une fois encore pouvoirs publics, justice et police vont fuir leurs responsabilités ?

 

Les antifascistes, eux, continuent leur combat pour le respect, la dignité et la solidarité, contre le fascisme, le racisme et tous ceux qui en sont les vecteurs idéologiques !

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 14:58

Communiqué du Collectif vigilance 69 à propos des antifascistes arrêtés jeudi.

 

Libération de tous les anti­fas­cis­tes arre­téEs Jeudi 9 Mai
Arrêt de toute poursuite judiciaire
Non au renvoi dos a dos de l’extrême-droite violente et des anti­fas­cis­tes ;

Alors que selon nos infor­ma­tions le ras­sem­ble­ment des Jeunesses natio­na­lis­tes Place Puvis de Chavannes Jeudi 9 mai n’était pas auto­rise, il est into­lé­ra­ble que des anti­fas­cis­tes qui ten­taient de pro­tes­ter contre les agis­se­ments de l’Extrême droite à Lyon aient été empê­ches de se ras­sem­bler, arre­téEs et mis en garde à vue toute la nuit jusqu’à ven­dredi 10a­près-midi pour 19 d’entre eux et à cette heure encore pour 6 d’entre eux , alors qu’Alexandre Gabriac qui assume ses saluts Nazis et appelle sur son blog à détruire la République a pu para­der en toute impu­nité. De même, le GUD a pu se ras­sem­bler à Fourvière sans être inquiété.

Depuis 3 ans, le CV69 com­mu­ni­que sur les méfaits de l’extrême-droite Lyon, et s’insurge contre l’impu­nité qui les entoure. Le CV 69 tente quo­ti­dien­ne­ment de convain­cre toutes ses sen­si­bi­li­tés de la néces­sité d’appor­ter une réponse com­mune dans laquelle toutes et tous se retrou­vent. Malgré le tra­vail mené depuis 3 ans dans un esprit de consen­sus, la situa­tion n’a fait qu’empi­rer : les agres­sions phy­si­ques de grou­pus­cu­les d ’extrême-droite se mul­ti­plient, en toute impu­nité. Le CV69 qui vient de pren­dre connais­sance de cette action spon­ta­née , et quel­les que soient les réser­ves émises par cer­tai­nes de ses com­po­san­tes quant à ses moda­li­tés, assure les anti­fas­cis­tes de sa soli­da­rité, demande leur libé­ra­tion immé­diate et sans suites judi­ciai­res et condamne tout renvoi dos a dos des fas­cis­tes auteurs depuis 2010 de 33 agres­sions phy­si­ques a Lyon ayant entrainé 400 jours d’inter­rup­tion tem­po­rai­res de tra­vail, et les anti­fas­cis­tes. Nous tenons à rap­pe­ler qu’aucun fait de vio­lence n’a été commis dans cette action, leur seul tort ayant été de se ras­sem­bler sans auto­ri­sa­tion.

Or depuis plu­sieurs semai­nes, des ras­sem­ble­ments, voire des mani­fes­ta­tions sans auto­ri­sa­tion ont été orga­ni­sées par divers grou­pus­cu­les d’extrême-droite ainsi que lors des défer­le­ments homo­pho­bes contre le mariage pour tous.

La com­plai­sance des auto­ri­tés envers les agis­se­ments de l’extrême-droite à Lyon : ça suffit.

le 11 mai 2013
Collectif Vigilance 69 contre l’extrême droite

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Appel à une solidarité financière

Depuis trois ans, le collectif 69 de
vigilance lutte contre l'extrême droite 
sur Lyon et sa région. Comme tout 
combat, à la fois politique et judiciaire, 
il nécessite des finances ( avocats, 
soutien aux victimes, etc). Vous êtes 
un certain nombre à nous demander
comment nous aidez, voici donc la solution
la plus simple, mais aussi la plus efficace.

Envoyez nous un chèque en suivant les 
indications jointes :
  • Ordre du chèque : 
    Sud Education ;
  • Au dos du chèque, précisez :
    soutien antifa ;
  • Envoyez le tout à : 125 rue garibaldi, 69006 Lyon.

Nous vous en remercions par avance.

Vous pouvez trouverici le texte fondateur du CV69 :

http://collectifvigilance69.over-blog.com/article-appel-a-une-riposte-antifasciste-unitaire-54549743.html

 

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